• La plateforme de M. Biden est centrée sur la réduction des risques financiers des ménages ce qui, dans l’ensemble, a tendance à allonger et à aggraver les périodes économiques difficiles.
  • Nous n’apportons pas de changements à nos portefeuilles en raison des résultats des élections. Selon nous, il est peu judicieux de fonder une stratégie d’investissement sur un plan qui exige de prévoir avec précision ce à quoi ressemblera l’administration Biden.

L’Associated Press et plusieurs importants bureaux de presse ont projeté la victoire de l’ancien vice-président américain Joe Biden aux élections présidentielles de 2020 le samedi 7 novembre. Alors que de multiples États considérés comme essentiels pour le résultat des élections comptent toujours les votes à l’heure actuelle, et que certains s’apprêtent à entreprendre des recomptages, la victoire semble hors de portée pour le président Donald Trump. Il est peu probable que les recours juridiques, même s’ils peuvent disqualifier certains bulletins, aient un impact sur les résultats dans suffisamment d’États pour annuler la victoire de Biden.  

Les votes du Collège électoral seront certifiés en décembre, ce qui constitue une déclaration plus formelle des résultats.

Que fera le président élu Joe Biden au cours des quatre prochaines années ? Pour ce qui est du style, nous nous attendons au retour à des communications présidentielles plus traditionnelles.

Selon nous, le résultat de ces élections aura un impact majeur sur l’économie et les marchés financiers au cours des mois et des semaines à venir. Cependant, nous croyons fermement que ce serait une erreur de fonder même une stratégie de placement à court terme sur un plan qui nécessite de prévoir avec précision les politiques proposées par M. Biden, la façon dont le Congrès modifiera ces propositions tout au long du processus législatif ou l’impact de ces nouvelles lois sur l’économie et les marchés financiers. 

Cela ne signifie pas que nous allons ignorer les implications des décisions du gouvernement. Nous sommes très attentifs aux changements fondamentaux entraînés par les politiques et aux déséquilibres des marchés financiers qu’ils peuvent provoquer, en termes de risques et d’occasions. 

Pour ce qui est de l’avenir, le plan déclaré de M. Biden offre un aperçu de la manière dont l’administration Biden pourrait prendre forme.

Que fera l’administration Biden ?

Note de la rédaction : L’État américain de Géorgie devrait organiser en janvier un deuxième tour de scrutin pour deux sièges au Sénat américain, parce qu’aucun candidat n’a atteint le minimum de 50 % des voix requis pour remporter ces élections. Le résultat de ces élections déterminera si les démocrates ou les républicains gagneront le contrôle du Sénat américain. Nous proposons des évaluations distinctes pour chaque résultat potentiel. 

Si les républicains conservent le Sénat et les démocrates la Chambre des représentants : Plutôt que de demander ce que M. Biden fera une fois en fonction, nous devrions probablement demander ce qu’il pourra faire.

Même si le parti démocrate a réussi à regagner la Maison-Blanche, si le parti républicain conserve une faible majorité au Sénat américain, le pouvoir législatif du gouvernement fédéral continuera d’être divisé avec la majorité du parti démocrate à la Chambre des représentants. Cela entravera probablement l’agenda de l’administration Biden pendant au moins les deux premières années de sa présidence (jusqu’aux élections de mi-mandat en 2022), lorsque les électeurs américains pourront une fois de plus remanier le corps législatif. 

Selon nous, la possibilité que des mesures de relance budgétaire importantes soient adoptées au cours des premiers jours de l’administration Biden est assez faible étant donné la division des pouvoirs, ce qui priverait l’économie américaine du coup de pouce dont elle a vraiment besoin. 

La plateforme de M. Biden est centrée sur la réduction des risques financiers des ménages ce qui, dans l’ensemble, a tendance à allonger et à aggraver les périodes économiques difficiles, ce qui pourrait se traduire, par exemple, par une réforme des soins aux enfants et aux personnes âgées, des prestations de congé familial, de l’assurance-chômage, des lois sur la faillite et d’autres programmes. 

Pour ce qui est de la manière dont l’administration Biden gérera la pandémie de COVID-19, le président élu s’est engagé à suivre les conseils des hauts responsables scientifiques du gouvernement. Nous pensons qu’il est raisonnable d’en déduire que cela permettra de restaurer une certaine indépendance pour le Centers for Disease Control and Prevention (qui a subi une influence politique lorsque les conditions de santé publique se sont détériorées en 2020). M. Biden prévoit également créer un Conseil de tests en période de pandémie pour coordonner les tests dans l’ensemble du pays, et couvrirait les paiements d’assurance COBRA pour ceux qui ont perdu leur travail en raison de la pandémie. 

Comme pour les mesures de relance budgétaire, les options législatives limitées de M. Biden signifient qu’il devra s’appuyer fortement sur ses pouvoirs exécutifs et ceux de toutes ses agences pour mettre ces mesures en œuvre. De même, il est peu probable que les priorités législatives du président élu en matière de réformes fiscales, sanitaires et environnementales soient pleinement réalisées avec un Congrès divisé, ce qui limiterait les progrès relatifs à ces questions à ce qui peut être réalisé par le biais du processus réglementaire de l’exécutif. 

Une coopération bipartite est possible pour certains aspects, car les démocrates et les républicains ont annoncé leur intention d’accorder la priorité à l’industrie manufacturière nationale par le biais du code des impôts. Les deux partis ont aussi exprimé leur intention d’utiliser le pouvoir de négociation centralisé de Medicare pour faire baisser le prix des médicaments sur ordonnance. 

Si les démocrates gagnent le Sénat : Si le Parti démocrate reprend le contrôle du Sénat et obtient ainsi une majorité, tout comme à la Chambre des représentants, l’ensemble du pouvoir législatif du gouvernement fédéral américain serait aligné sur le pouvoir exécutif de l’administration Biden. Cette dynamique soutiendrait le programme de M. Biden, au moins pendant les deux premières années de son mandat (jusqu’aux élections de mi-mandat de 2022), lorsque les électeurs américains auront la prochaine fois l’occasion de refaçonner le pouvoir législatif. 

La probabilité d’adopter d’importantes mesures de relance budgétaire dans les premiers jours de l’administration Biden serait assez élevée en raison du gouvernement démocrate unifié et du fait que le Parti est traditionnellement plus disposé à dépenser (par rapport aux républicains). Si un tel plan est adopté, il permettra de stimuler l’économie de façon limitée, mais bien nécessaire. 

Le président élu Biden a fait de la réforme fiscale la propriété absolue de son administration. Comme pour les mesures de relance budgétaire, la fiscalité relève du budget fédéral. Ainsi, les révisions peuvent être adoptées par une majorité simple au Sénat (contrairement au seuil de 60 votes requis pour des lois non budgétaires). La faible majorité des démocrates au Sénat signifie qu’ils seront probablement limités à des changements budgétaires, à moins que le parti ne prenne des mesures pour éliminer l’obstruction — qui permet à un parti minoritaire de rejeter un projet de loi proposé par une majorité de moins de 60 voix en conservant le contrôle du parquet du Sénat pendant le débat — et faire baisser le seuil pour toutes les lois à une majorité simple. 

La plateforme de M. Biden est centrée sur la réduction des risques financiers des ménages ce qui, dans l’ensemble, a tendance à allonger et à aggraver les périodes économiques difficiles, ce qui pourrait se traduire, par exemple, par une réforme des soins aux enfants et aux personnes âgées, des prestations de congé familial, de l’assurance-chômage, des lois sur la faillite et d’autres programmes. 

Le plan fiscal de M. Biden soutiendrait ces priorités, étant donné qu’il prévoit la création de crédits d’impôt pour la garde d’enfants, l’achat d’une première maison et l’épargne-retraite, ainsi que la bonification du crédit d’impôt pour enfants. Il a aussi l’intention d’abroger les réductions d’impôt sur le revenu accordées aux personnes à hauts revenus et d’abroger partiellement les baisses d’impôt des sociétés, tout en augmentant les impôts sur les gains en capital pour les personnes à revenus très élevés. Certains Américains pourraient être en mesure de compenser une partie ou la totalité de ces hausses par la révocation d’un plafond de 10 000 dollars sur les déductions fiscales au niveau des États et des collectivités locales (qui fait aussi partie du plan de M. Biden), ce dont bénéficierait principalement les résidents d’une poignée de villes et d’États à imposition élevée. 

Le plan de soins de santé du président élu prévoit la mise en place d’une assurance maladie publique — sur le modèle de Medicare et administré par le gouvernement américain — qui serait proposée parallèlement aux assurances maladie privées déjà en place. Le plan de M. Biden empêcherait aussi les sociétés pharmaceutiques d’augmenter le prix des médicaments plus rapidement que le taux d’inflation, et prévoit une réforme du système de brevets afin d’accroître la disponibilité des médicaments de substitution plus économiques. 

Notre point de vue

Nous pensons que les plans de M. Biden seront tempérés avant d’être mis en place. Nous croyons également qu’il est généralement préférable pour les investisseurs de s’attarder strictement aux données fondamentales du marché et d’ignorer la politique. Ainsi, nous n’avons apporté aucun changement important à nos portefeuilles en fonction du résultat des élections. 

Cela dit, les décisions gouvernementales en matière de politique monétaire et fiscale ont créé des changements structurels à long terme dans l’économie mondiale. En particulier, la combinaison d’une émission importante de titres de créance du gouvernement américain et la politique monétaire accommodante de la Réserve fédérale face aux faibles attentes en matière d’inflation (tout comme d’autres banques centrales dans le monde), a tout touché, des marchés du crédit aux actions bancaires, en passant par la primauté du dollar américain dans le commerce mondial, et bien plus encore.

Nous faisons le suivi d’une gamme d’occasions qui pourrait connaître des points d’inflexion à un moment donné, mais ne nous attendons pas à voir ces tendances se concrétiser sous peu. 

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