• Les actions des marchés émergents ont dépassé celles des marchés développés au quatrième trimestre et pour l’année civile. La performance sectorielle a changé pendant les trois derniers mois de l’année. L’énergie et les services financiers, qui ont tiré de l’arrière pendant une bonne partie de 2020, ont de loin enregistré les meilleurs résultats.
  • Des signes de reprise devraient continuer de se manifester à mesure que la COVID-19 s’atténue et que l’activité économique se normalise. Entre-temps, les dépenses budgétaires et les politiques accommodantes des banques centrales devraient soutenir l’inflation.

Point de vue de SEI sur le marché canadien 

Comme si un hiver canadien typique n’était pas assez long et sombre, cet hiver semblera probablement plus long et plus sombre en raison du nouveau coronavirus. Selon Capital Economics, un cabinet-conseil, les confinements imposés au pays comptent parmi les plus strictes de tous les grands pays, surpassés seulement par les restrictions imposées en Italie et au Royaume-Uni. Les données sur la mobilité du géant de la technologie Apple montrent que l’utilisation de toutes les formes de mouvement (dont la conduite automobile, la marche et l’utilisation des transports en commun) est tombée en chute libre en mars, en raison des ordonnances de confinement pendant la première vague du virus. Avec l’arrivée des températures plus clémentes et le recul des taux d’infection au printemps et à l’été, les taux de mobilité ont augmenté, même si les tendances en matière de transport en commun ont continué à tirer de l’arrière. En septembre, une nouvelle série de restrictions a été mise en place en raison de la deuxième vague de cas de COVID-19. Même s’il est difficile de faire la part entre les restrictions relatives aux déplacements et la baisse de l’activité liée aux conditions météorologiques saisonnières, nous croyons que le retard dans l’utilisation des transports en commun montre que les contraintes liées à la pandémie continuent de nettement déprimer l’activité économique. 

Les précautions prises ont aidé à garder les taux d’infection, de décès et d’hospitalisation à des niveaux nettement inférieurs à ceux des États-Unis et d’autres pays durement touchés. Néanmoins, les provinces les plus peuplées ont enregistré des taux élevés d’infections confirmées en fonction de la taille de la population. Le Québec, l’Albera et le Manitoba ont rapporté chacun plus de 18 000 cas confirmés de COVID-19 (par million) en 2020. Ces chiffres sont équivalents aux taux enregistrés en Russie et en Allemagne, mais ne représentent que 35 % du nombre total de cas aux États-Unis pour l’année. 

L’approche dynamique du Canada en matière de distanciation sociale comporte un coût économique. Au cours des 20 dernières années, la différence de croissance du produit intérieur brut (PIB) entre les États-Unis et le Canada pour chaque période de quatre trimestres a été en moyenne de 0,03 % en faveur des États-Unis. La forte corrélation ne devrait pas causer de surprise en raison des liens économiques étroits qui unissent les deux pays. Toutefois, le différentiel de performance s’est énormément élargi pendant la crise de la COVID-19. Au deuxième trimestre de 2020, le PIB du Canada a chuté de 12,1 % par rapport au niveau d’il y a un an, tandis que les États-Unis ont subi une baisse de 9,0 %, une différence de 3,1 points de pourcentage. Il s’agit de l’écart de PIB le plus important en deux décennies. Au troisième trimestre, la différence de croissance du PIB a reculé, mais atteint toujours 2,3 points de pourcentage. 

Le coût budgétaire des restrictions pendant la crise a été élevé, parce que le gouvernement canadien n’a rien ménagé pour soutenir l’économie. Selon son Énoncé économique de l’automne 2020 , le déficit fédéral pour l’année budgétaire se terminant le 31 mars totalisera plus de 380 milliards de dollars, ou 17,5 % de son PIB. De ce montant, environ 275 milliards de dollars représentent son plan d’intervention économique pour répondre à la COVID-19. Le déficit devrait diminuer pour atteindre 5,1 % du PIB pendant l’exercice 2022 et 2,1 % en 2023, en fonction de la vitesse de la reprise économique vers des conditions plus normales. 

Comme pour d’autres banques centrales dans le monde, le programme d’achat d’obligations de la Banque du Canada a compensé l’explosion d’émission de dette publique qui aurait autrement fait pression sur les marchés financiers. Les titres d’État détenus par la Banque du Canada ont considérablement augmenté depuis mars 2020, en particulier les obligations du gouvernement du Canada, qui sont passées de 100 milliards de dollars canadiens à la fin de mars à 370 milliards de dollars au 16 décembre. Ces achats ont essentiellement compensé la totalité des émissions du Trésor associées au plan d’intervention en réponse à la pandémie pour l’exercice financier en cours. Ces totaux excluent plus de 14 milliards de dollars canadiens d’obligations provinciales, que la Banque du Canada ne détenait pas avant mai.  

Chez SEI, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada maintienne une politique monétaire extraordinairement expansionniste. Depuis qu’elle a fait passer son taux directeur au jour le jour de 0,75 % à 0,25 % le 27 mars (deux semaines après que la Réserve a réduit son taux des fonds fédéraux de 1,25 % à 0,25 %), la banque centrale a annoncé qu’elle conserverait le taux fixé à 0,25 % en 2021 et en 2022, ce qui devrait limiter la hausse des rendements obligataires à l’extrémité la plus longue de la courbe de rendement. Toutefois, nous nous attendons à une certaine pression à la hausse sur les échéances à plus long terme, alors que les investisseurs anticipent un retour à un environnement plus normal. Selon nous, les portefeuilles avec un risque de duration inférieur à celui de l’indice de référence et positionnés en vue d’une éventuelle accentuation de la courbe devraient en bénéficier.  

Les obligations de sociétés semblent mieux positionnées que les obligations d’État à duration équivalente, car elles offrent des écarts de rendement raisonnables. Nous croyons que ces écarts se réduiront au cours des mois à venir, à mesure que les données fondamentales des sociétés s’améliorent et que les risques de défaut s’atténuent avec la reprise économique. Le plus grand défi pour le marché des obligations d’entreprises serait probablement un retour rapide et énergique à un nouvel endettement des bilans entraîné par des fusions et acquisitions et des rachats d’actions financés par de la dette. Une préférence pour les obligations de sociétés pourrait être favorable au cours de l’année à venir.

À l’exclusion des mois de panique de mars et d’avril, les écarts de rendement des obligations américaines BBB ont eu tendance à se négocier en dessous des écarts canadiens au cours des trois dernières années. Les écarts de rendement canadiens étaient supérieurs de 77 points de base (un point de base équivaut à 0,01 %) aux écarts américains à la fin de 2020, soit environ 30 points de base de plus que leur moyenne sur trois ans. Nous nous attendons à ce que ce différentiel se réduise en 2021, car les obligations de sociétés canadiennes surpasseront probablement les actifs à revenu fixe autres que de crédit.

Quant aux actions canadiennes, elles n’ont pas réussi à suivre le rythme du marché boursier américain. En monnaie locale, l’indice MSCI Canada (rendement total) a gagné seulement 5,5 % en 2020 (au 29 décembre) comparativement à un gain de 20,8 % pour l’indice MSCI États-Unis (rendement total).

En monnaie locale, les actions canadiennes ont enregistré leur meilleur rendement au milieu de 2009, lorsque la récession économique touchait à sa fin. Le sommet de la performance relativement faible en monnaie commune a eu lieu plus tard, en mars 2011, grâce à la hausse prolongée du dollar canadien. La forte exposition du marché boursier canadien aux services financiers et à l’énergie, ainsi que la petite pondération dans le secteur de la technologie de l’information, a pesé lourdement sur les résultats pendant des années. 

Nous nous attendons à ce que les retardataires rattrapent leur retard en 2021. L’énergie, les matériaux et d’autres secteurs cycliques du marché boursier ont fortement progressé en novembre, de concert avec des nouvelles positives à propos des vaccins. De plus, la reprise de l’activité économique mondiale au cours du deuxième semestre de l’année, entraînée par la performance économique solide de la Chine, a provoqué une flambée des prix des produits de base. En 2021, plusieurs facteurs pourraient contribuer à maintenir les tendances positives des prix des produits économiquement sensibles : la mise en œuvre l’an dernier de l’Accord commercial Canada-États-Unis-Mexique, la diminution générale des tensions commerciales avec les États-Unis, et la promesse de relations commerciales encore meilleures entre les États-Unis et bon nombre de ses alliées sous l’administration du président élu Joe Biden. Les prix du bois d’œuvre ont été un grand gagnant depuis mars en raison du boom de la construction domiciliaire en Amérique du Nord. 

L’affaiblissement du dollar américain a aussi aidé la tendance dans les prix des produits de base depuis mars. Une de nos hypothèses clés est un dollar américain faible, dans l’ensemble, au cours des années à venir, ce qui augmenterait l’attrait relatif des actifs non américains et devrait fournit un contexte particulièrement favorable pour les prix des produits de base. Parce que le Canada est un important pays producteur de matières premières, son marché boursier et sa monnaie pourraient, selon nous, bénéficier de cette tendance émergente. 

Point de vue de SEI sur le marché mondial

Nous attendons tous une année 2021 meilleure, et il semble que les investisseurs ont commencé à regarder au-delà des difficultés.

Les discussions récentes à propos des marchés ont laissé entrevoir la notion d’une « grande rotation » dans les marchés financiers, ce qui suggère que les investisseurs peuvent avoir commencé à privilégier les secteurs de valeur et les secteurs cycliques par rapport aux titres de croissance. Même si nous en avons une certaine preuve, nous croyons qu’il est trop tôt pour savoir s’il s’agit du début d’un changement important à long terme dans les thèmes d’investissement en actions. 

Depuis septembre, les indices d’actions de style valeur ont dépassé ceux de croissance à différents degrés en fonction des régions et des capitalisations boursières, particulièrement les grandes capitalisations américaines. Nous avons observé plusieurs signes de normalisation potentielle qui semblent soutenir les perspectives d’un changement de régime pour ce qui est du style. 

  • En octobre, les rendements des bons du Trésor ont commencé à augmenter. Toutefois, nous ne serions pas surpris si les taux augmentaient fortement en 2021.
  • Le développement de vaccins efficaces contre la COVID-19 a aidé les investisseurs à oublier les inquiétudes selon lesquelles la pandémie durerait indéfiniment. 
  • L’évolution réglementaire aux États-Unis et dans d’autres pays laisse présager que la domination des grandes sociétés de technologie pourrait ne plus être si simple, de longue durée et profitable que certains investisseurs s’y sont habitués. 

Personne ne sait si ce changement est en fait une grande rotation, mais nous pensons que les investisseurs seront prêts à ignorer la possibilité d’autres nouvelles négatives au cours des mois difficiles à venir, qui pourraient inclure des ralentissements ou des pauses dans la fabrication, la distribution, l’administration et l’utilisation des vaccins.

La politique entrera aussi en jeu, et peut être favorable ou défavorable. Le Congrès s’est battu pendant des mois pour tenter d’obtenir un soutien financier supplémentaire pour les personnes et les entreprises les plus durement touchées par les perturbations économiques causées par le virus. Ils sont finalement arrivés à un compromis de 900 milliards de dollars de portée limitée et qui est loin de satisfaire les besoins. La plupart des prestations doivent prendre fin en mars et en avril, et ce compromis ne tient pas compte du manque à gagner auquel sont confrontées les autorités nationales et locales. 

La politique dépend des personnes, et il est incontestable que les priorités de l’administration Biden seront très différentes de celles de l’ère de Trump. L’une des plus importantes nominations proposées par le président élu Biden est celle de l’ancienne présidente de la Fed, Janet Yellen, au poste de secrétaire du Trésor. Une relation étroite entre le Trésor et la Fed réassurera probablement les investisseurs à court terme, parce qu’il y a peu de doute que la banque centrale continuera ses efforts extraordinaires pour soutenir la reprise économique en 2021. 

Tournons maintenant notre attention de l’autre côté de l’Atlantique. L’entente Brexit de dernière minute a offert une sorte de cadeau de Noël, du moins en ce qui concerne la levée d’une partie de l’incertitude. Même si un accord assez mince est mieux que rien, la longue période d’incertitude intense au Royaume-Uni se poursuit dans une certaine mesure, et l’entente aborde le transfert des biens, mais pas le commerce de services.  

Les barrières commerciales introduisent des inefficacités économiques. Après le Brexit, les prix au Royaume-Uni pourraient augmenter quelque peu, le PIB baisser et les chaînes d’approvisionnement être un peu moins fiables. 

Si l’on observe les ratios cours-bénéfices prévus des indices MSCI Royaume-Uni, MSCI Europe hors Royaume-Uni et MSCI États-Unis, nous pouvons voir que le marché américain s’est toujours négocié avec une prime d’évaluation au cours des 15 dernières années. 

Cette prime s’est élargie depuis 2017 et s’est nettement accrue depuis 2020. Les deux autres marchés se sont surtout négociés à des évaluations semblables avec le temps, mais une grande divergence est apparue en 2019 et est devenue plus prononcée en 2020. 

Selon nous, les évaluations des actions britanniques tiennent compte d’une bonne partie des mauvaises nouvelles. Il est peut-être temps pour les investisseurs de penser à ce qui pourrait bien aller:

  • En premier lieu, bien sûr, le développement et la distribution des vaccins, qui devraient faire progresser l’économie en 2021, ce dont devraient bénéficier les grandes multinationales de l’énergie, des matières et des produits industriels qui composent près du tiers de la capitalisation boursière de l’indice MSCI Royaume-Uni.
  • Le pays semble aussi concurrentiel par rapport aux autres pays avancés, selon les mesures des différents indices de référence, dont les coûts unitaires de main-d’œuvre.
  • Les négociateurs commerciaux du gouvernement se sont déployés partout dans le monde pour s’assurer que le Royaume-Uni conserve les mêmes accords commerciaux que ceux dont il a bénéficié en tant que membre de l’Union européenne.
  • Le premier ministre Boris Johnson a renoncé à sa tentative de revenir sur l’accord de retrait qui permet à l’Irlande du Nord de commercer sans restrictions frontalières avec l’Irlande et le reste de l’Union européenne. Cette décision évite beaucoup de maux de tête, d’autant plus que la nouvelle administration du président Biden avait menacé d’imposer des sanctions commerciales si le traité était abrogé. 

Comme beaucoup d’autres relations dans le marché boursier, la sous-performance de l’indice de référence de la zone euro existe depuis longtemps. L’économie européenne est plus cyclique, plus axée sur la valeur et moins dynamique que l’économie américaine. Cependant, cela n’empêche certainement pas une hausse de la performance par rapport au marché boursier américain à un moment où ce dernier semble excessivement axé vers les valeurs technologiques, le dollar américain s’affaiblit et la reprise économique mondiale est à portée de main. 

Une bonne chose est ressortie de la pandémie en Europe. L’Allemagne et d’autres « faucons » fiscaux ont été forcés à autoriser une expansion de la politique fiscale, mais cette décision de renoncer à l’austérité budgétaire doit être mise en contexte. La plupart des pays ont connu une forte hausse des déficits cette année, et les déficits les plus importants sont en dehors de la zone euro. Les Européens peuvent probablement se permettre d’enregistrer des déficits plus élevés que ceux que le Fonds monétaire international semble prévoir pour 2021. L’Italie le fera presque certainement. Le souvenir de la crise de la dette de la périphérie est encore frais à l’esprit de beaucoup de décideurs politiques qui réalisent qu’insister prématurément sur des mesures d’austérité budgétaire serait une erreur. 

D’autre part, nous pensons que d’autres pays en dehors de la zone euro doivent encore plus reprendre le contrôle de leurs finances. Si ces pays n’y parviennent pas, l’Europe pourrait bénéficier de flux d’investissement qui renforceraient davantage l’euro et les évaluations des actions. 

Les actions des marchés émergents ont explosé après avoir atteint un plancher à la fin mars. Pour 2020 dans l’ensemble, l’indice MSCI marchés émergents (rendement total) a grimpé de 18, 3%, ce qui est légèrement supérieur au gain de 15, 9% enregistré par l’indice MSCI monde (rendement total), qui suit le rendement des marchés boursiers des pays développés. 

Toutefois, l’indice MSCI marchés émergents n’est que 10 % supérieur à son sommet précédent enregistré en janvier 2018. Les marchés frontières ont enregistré des résultats encore pires. L’indice MSCI marchés émergents frontières (rendement total) n’a pas encore dépassé son plus récent sommet d’avant la pandémie enregistré en janvier dernier.

Heureusement, non seulement la force de frappe des banques centrales mondiales a permis d’éviter une crise de liquidité, mais elle a aussi fait baisser les coûts d’emprunt à des planchers record, même si la dette totale des marchés émergents dépasse 200 % du PIB. Seuls deux débiteurs problématiques, l’Argentine et la Turquie, ont dû augmenter leurs taux d’intérêt au cours des derniers mois pour endiguer les sorties de fonds. Alors que le monde revient à la normale, d’autres nations pourraient devoir augmenter leurs taux afin d’attirer suffisamment de flux d’investissement pour conserver leurs positions budgétaires et de comptes courants. 

La faiblesse du dollar américain a constitué un élément catalyseur important de la performance des marchés émergents. Même si la monnaie s’est nettement affaiblie cette année et a entraîné les actions des marchés émergents à la hausse, la performance des marchés émergents par rapport aux marchés développés s’est située dans une fourchette étroite. Nous nous attendons à ce que la performance relative des actions des marchés émergents s’améliore, en partie parce que le dollar américain devrait continuer de s’affaiblir. 

Si l’économie mondiale connaît une reprise cyclique durable en 2021, le dollar devrait continuer de reculer, ce qui favorisait également la reprise des prix des produits de base. Les produits de base de toutes sortes ont connu une forte hausse depuis le printemps, avec les métaux, les matières premières industrielles et les denrées alimentaires connaissant une augmentation ensemble pour la première fois depuis la période de 2009 à 2011. 

Des signes de reprise devraient continuer de se manifester, à mesure que les cas de COVID-19 diminuent et que l’activité économique se normalise. Entre-temps, les dépenses budgétaires et les politiques accommodantes des banques centrales devraient soutenir l’inflation. Dans ces conditions, la croissance à long terme et les actions chères à profitabilité élevée pourraient subir de la pression — alors que les investisseurs en momentun se tournent vers de nouveaux thèmes, ce qui pourrait alimenter ce début de reprise cyclique.

Contexte économique

Les marchés financiers ont commencé le quatrième trimestre à un moment décisif. Après le plafonnement des actifs à risque au trimestre précédent avec leur premier recul mensuel depuis la remontée en mars, la reprise s’est estompée à la mi-octobre avec la résurgence mondiale des cas de COVID-19. Toutefois, début novembre, une forte progression qui a coïncidé avec l’élection présidentielle américaine a propulsé les marchés financiers à la hausse jusqu’à la fin de l’année civile en raison d’une série d’annonces positives à propos de l’efficacité, l’approbation et la distribution des vaccins contre la COVID-19. 

Les actions des marchés émergents ont dépassé celles des marchés développés au quatrième trimestre, ce qui a permis d’augmenter leur performance pour l’ensemble de l’année. Les actions britanniques ont été en tête des principaux marchés développés pendant le trimestre, mais ont enregistré une perte importante pour l’ensemble de la période de 12 mois. Les actions européennes et japonaises ont suivi celles du Royaume-Uni pour le trimestre, et ont affiché des rendements positifs pour l’ensemble de l’année ; le Japon a nettement mieux fait que l’Europe en 2020. Quant aux actions américaines, elles ont connu un trimestre comparativement modeste (même si elles ont enregistré un gain de plus de dix pour cent), mais ont enregistré la meilleure performance des principaux marchés développés pour l’année. La performance sectorielle a changé pendant les trois derniers mois de l’année. L’énergie et les services financiers, qui ont tiré de l’arrière pendant une bonne partie de 2020, ont de loin enregistré les meilleurs résultats au quatrième trimestre, mais ont tout de même affiché des pertes pour l’ensemble de l’année. 

Les taux des obligations d’État du Royaume-Uni et de la zone euro ont reculé au quatrième trimestre. Les taux au Royaume-Uni ont grimpé en octobre et en novembre, avant de chuter brusquement dans l’ensemble de la courbe en décembre. Les taux de la zone euro ont reculé pour toute la courbe en octobre, mais ont connu un redressement en novembre et ont affiché des mouvements mitigés en décembre — entraînant une accentuation de la courbe globale. Les taux des bons du Trésor ont généralement augmenté pendant le quatrième trimestre, avec le taux des bons du Trésor à dix ans augmentant plus que ceux des autres échéances. 

L’approche de la fin de l’année 2020 a entraîné une ruée vers les ententes des deux côtés de l’Atlantique.

Les législateurs américains ont conclu une entente de 900 milliards de dollars pour l’aide économique à la lutte contre la pandémie et de 1 400 milliards de dollars pour le financement du gouvernement fédéral, que le président Trump a signé le 27 décembre. La législation inclut ce qui suit:

  • Une autre série de prêts à remboursement conditionnel aux petites entreprises, dans le cadre du programme de protection des salaires (Paycheck Protection Program), d’un total de 284 milliards de dollars;
  • La prolongation jusqu’en mars 2021 des allocations de chômage pour environ 12 millions d’Américains pour lesquels ces prestations étaient sur le point d’être épuisées, y compris un supplément de 300 $ par semaine pour les allocations versées au niveau de l’État;
  • Le maintien de l’admissibilité aux allocations de chômage pour les travailleurs autonomes, les employés à contrat et ceux qui occupent des petits boulots, conformément à la loi CARES de mars 2020;
  • Le maintien des protections contre les expulsions jusqu’à la fin janvier 2021 et une affectation de 25 milliards de dollars pour l’allègement des loyers.

La législation prévoit également le versement d’une aide économique directe de 600 $ aux Américains dont le revenu du ménage est inférieur à un certain seuil — un montant qui a incité Donald Trump à ne pas signer l’entente pendant plusieurs jours en faveur d’un versement de 2 000 $ qui a été approuvé par la Chambre des représentants, mais n’a jamais été approuvé par le Sénat. 

Au début de décembre, le résultat de l’élection présidentielle américaine a été officialisé lorsque les grands électeurs des États ont voté conformément aux résultats certifiés du vote populaire de chaque État, ce qui a donné la majorité au président élu Joe Biden. Une campagne légale de contestation des résultats menée par le président Trump et ses alliés a été pour l’essentiel abandonnée à ce moment-là, même si certains membres républicains du Congrès américain ont cherché à s’opposer au décompte des voix électorales début janvier, dans un geste symbolique.

Les négociateurs de l’Union européenne et du Royaume-Uni sont parvenus à une certaine résolution la veille de Noël, avec un accord régissant diverses modalités de leur relation actuelle. L’Accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni contient un grand nombre des priorités de chaque partie:

  • L’Union européenne a été en mesure de conserver un marché unique tout en évitant une frontière dure avec l’Irlande, tandis que le Royaume-Uni évite les droits de douane et les quotas sur les biens échangés avec l’Union européenne.
  • L’Union européenne a convenu de réduire de 25 % son quota de pêche dans les eaux britanniques au cours des cinq prochaines années, ce qui sera suivi par de nouvelles négociations annuelles.
  • Les deux parties se sont réservé le droit de prendre des mesures de représailles après examen judiciaire si elles estiment que l’autre partie a tenté des pratiques anticoncurrentielles. La Cour européenne de justice n’aura pas de compétence à propos des différends commerciaux. 

Le commerce de services, y compris le secteur des services financiers, n’a pas été abordé dans le cadre dans l’accord, et les citoyens de chaque partie seront soumis à des restrictions de visa lorsqu’ils travaillent ou voyagent pendant une période prolongée dans le territoire de l’autre partie. 

Le Partenariat régional économique global, un groupe de libre-échange composé de 15 pays d’Asie-Pacifique, dont la Chine, a été officialisé à la mi-novembre. Les pays membres ont une population combinée de 2,2 milliards de personnes et produisent environ le tiers du PIB mondial. Il s’agit donc de la plus grande zone de libre-échange de la planète. 

Une cyberattache tentaculaire contre des centaines d’organisations — des agences gouvernementales, des sociétés et des entités non gouvernementales — a été découverte en décembre. Les cibles étaient principalement situées aux États-Unis et plusieurs agences gouvernementales ont rapporté des infiltrations dès mars 2020. Le logiciel Solarwinds Orion, conçu pour soutenir l’infrastructure technologique des entreprises, a été la principale porte d’entrée du piratage apparemment perpétré par les services de renseignements de la Russie. 

Banques centrales

  • La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à un niveau historiquement faible de 0,25 % après sa dernière réunion du 9 décembre. Dans son communiqué de presse, la Banque du Canada a indiqué qu’elle restera probablement accommodante pour la croissance économique — avec des taux faibles et des achats d’actifs — jusqu’à ce que son objectif d’inflation de 2 % soit atteint, ce qui ne devrait pas se produire avant 2023. La première réunion prévue en 2021 est le 20 janvier. 
  • Le Federal Open Market Committee (FOMC) n’a apporté aucun changement lors de ses rencontres de novembre et de décembre. Le plus récent résumé des projections économiques de la Réserve fédérale (Fed) s’est amélioré par rapport au trimestre précédent, avec des attentes d’une hausse de la croissance économique et d’une baisse du chômage en 2021 et par la suite. La banque centrale américaine compte prolonger pendant la nouvelle année quatre facilités de crédit d’urgence établies en mars, mais elle a prévoit également restituer au Département du Trésor américain 455 milliards de dollars de fonds inutilisés pour cinq autres facilités de prêt et fermer ces facilités à la fin de l’année. Le président élu Biden a nommé l’ancienne présidente de la Fed, Janet Yellen, candidate au poste de secrétaire du Trésor américain. 
  • Le Comité de Politique monétaire de la Banque d’Angleterre a accru son programme d’assouplissement quantitatif lors de sa réunion du début novembre, en engageant 150 milliards de livres supplémentaires vers l’achat d’obligations pour un total de 895 milliards. Il n’a apporté aucun changement de politique supplémentaire lors de sa réunion de la mi-décembre. Le plus récent rapport trimestrel du Comité prévoyait une contraction de l’économie britannique de 11 % en 2020, une détérioration par rapport à la contraction de 5,4 % estimée le trimestre précédent. 
  • La Banque centrale européenne n’a apporté aucun changement à sa politique monétaire lors de sa réunion d’octobre. La réunion de décembre a produit une décision d’augmenter de 500 milliards d’euros la taille de ses achats d’actifs associés au Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP) pour un total de 1 850 milliards d’euros. Les achats dans le cadre du PEPP ont également été prolongés jusqu’au début de l’année 2022. De plus, la Banque centrale européenne a prévu prolonger l’utilisation de son programme Pandemic Emergency Longer-Term Refinancing Operations (PELTRO), conçu pour promouvoir les prêts bancaires par le biais de prêts subventionnés. 
  • La Banque du Japon n’a adopté aucune nouvelle mesure après ses réunions de politique monétaire de la fin octobre et de la mi-décembre. Elle continuera de mettre en œuvre tous les outils associés à son programme d’assouplissement monétaire quantitatif et qualitatif avec contrôle de la courbe de rendement. De plus, la Banque du Japon a prolongé de six mois les mesures de financement d’urgence de son programme de réponse à la crise.

Données économiques


(à moins d’indications contraires, données provenant de Bloomberg)

  • Selon Statistique Canada, le taux d’inflation (mesuré par la variation de l’indice des prix à la consommation [IPC]) a augmenté de seulement 0,3 % pour le mois et 1,0 % pour l’année terminée en novembre. Si l’on exclut l’essence, le taux annuel de variation a été de 1,3 %, parce que les coûts d’hébergement ont enregistré une hausse de 1,9 %. Les prix à la production ont été mitigés : l’indice des prix des produits industriels (IPPI) a reculé de 0,6 % en novembre, tandis que l’indice des prix des matières premières (IPMP) a grimpé de 0,6 %. Sur 12 mois, l’IPPI a été stable et l’IPMP a reculé de 1,7 %, car les prix de l’énergie sont toujours nettement inférieurs aux niveaux d’il y a un an, mais les coûts des métaux et du bois ont connu une forte augmentation. La reprise du marché de l’emploi au Canada s’est essoufflée, avec une perte de 63 000 emplois, ou 0,3 % de la main-d’œuvre. Il s’agit du premier recul depuis avril. Le chômage a augmenté de 0,1 % pour atteindre 8,6 %. 
  • La croissance du secteur manufacturier s’est accélérée, passant d’un rythme modérément sain en octobre à des niveaux plus élevés en novembre et en décembre. La croissance du secteur des services aux États-Unis a démarré solidement en octobre avant d’accélérer en novembre, puis de revenir à des niveaux toujours élevés en décembre. Le nombre de nouvelles demandes d’allocations de chômage a atteint un plancher à la mi-novembre, puis a augmenté jusqu’à la mi-décembre avant de diminuer à la fin de l’année. L’économie américaine dans son ensemble a connu une croissance à un taux de 33,4 % annualisé pendant le troisième trimestre, après avoir reculé à un taux annualisé de 31,4 % au deuxième trimestre. 
  • L’activité manufacturière au Royaume-Uni a poursuivi sa croissance à un rythme sain en octobre et en novembre avant d’accélérer en décembre. Le secteur des services du pays a commencé le quatrième trimestre avec une croissance solide, qui s’est transformé en contraction en novembre, avec l’activité conservant essentiellement le même rythme en décembre. L’économie britannique globale a augmenté de 16 % pendant le troisième trimestre, après avoir chuté de 19,8 % au deuxième trimestre. L’économie s’est contractée de 8,6 % sur 12 mois à la fin de septembre. 
  • La croissance de l’activité manufacturière dans la zone euro est restée saine en octobre et en novembre, avant de se raffermir en décembre. Une contraction du secteur des services de la zone euro s’est aggravée en octobre et en novembre, puis a ralenti en décembre. L’économie globale de la zone euro a enregistré une croissance de 12,5 % pendant le troisième trimestre avant de reculer de 11,8 % au deuxième trimestre. L’économie s’est contractée de 4,3 % sur 12 mois jusqu’à la fin du troisième trimestre. 

 

Répercussions sur les marchés 

(rendements indiciels en dollars CA)

Les actions mondiales se sont redressées à la fin de l’année, avec en tête les marchés émergents et les petites sociétés. De nombreux indices boursiers ont terminé la période en atteignant ou en se rapprochant de sommets historiques. Pour ce qui est des actions canadiennes, le rythme des gains en technologie a considérablement ralenti, ce qui a permis aux soins de santé, à la consommation discrétionnaire, aux services financiers et à l’énergie de prendre les devants. Malgré ce changement de garde apparent, les actions de technologie ont tout de même enregistré des gains énormes en 2020. Seuls les secteurs de la consommation courante et des matières ont enregistré un recul pendant le trimestre. D’autres pays développés, comme le Royaume-Uni, le Japon et les États-Unis ont aussi enregistré de fortes hausses pour clôturer l’année. 

Le marché des titres à revenu a aussi terminé l’année sur une note positive. Les obligations à rendement réel ont bénéficié de l’espoir que les vaccins permettront bientôt aux économies de retourner à la normale, contribuant à une inflation potentiellement plus élevée. Les titres de créance de sociétés et les prêts hypothécaires résidentiels ont enregistré de meilleurs résultats que les obligations gouvernementales, car les investisseurs étaient prêts à assumer un plus grand risque. Les obligations à rendement élevé américaines ont terminé sur une note positive, favorisées par des prix du pétrole en hausse stable. 

Données indicielles (quatrième trimestre 2020)

  • L’indice composé S&P/TSX a gagné 8,97 %.
  • L’indice obligataire global universel Canada FTSE TMX a produit un rendement de 0,63 %.
  • L’indice S&P 500, qui mesure les actions américaines, a augmenté de 6,96 %.
  • L’indice MSCI Monde tous pays, utilisé comme étalon pour évaluer le rendement des actions mondiales, a produit 9,38 %.
  • L’indice ICE BofAML U.S. High Yield Constrained, qui représente les marchés obligataires américains à rendement élevé, a affiché un rendement de 6,27 % (couvert) et de 1,55 % (non couvert). 
  • L’indice de la volatilité de la bourse d’options de Chicago, une mesure de la volatilité implicite de l’indice S&P 500 aussi connue sous le nom d’« indice de la peur », a dépassé le seuil de 40 à la fin octobre, mais est passé de 26,37 au début du trimestre à 22,75 à la fin du trimestre. 
  • Les cours du pétrole brut WTI à Cushing, un indicateur clé des fluctuations du marché pétrolier, ont connu une augmentation assez stable, passant de 40,22 $US le baril à 48,52 $US. 
  • Le dollar canadien s’est fortement raffermi atteignant 1,27 $ CA par dollar américain. Le dollar américain s’est généralement affaibli contre les autres principales devises, terminant décembre à 1,37 $ US contre la livre sterling, à 1,22 $ US contre l’euro et à 103,25 yens. 

Définition des indices

L’indice BofAML US High Yield Constrained est un indice pondéré en fonction de la valeur marchande de toutes les obligations à revenu élevé nationales et Yankee, y compris les obligations à intérêt différé et les titres à paiement en nature. Ses titres ont des échéances d’un an ou plus et une cote de crédit inférieure à BBB-/Baa3, mais ne sont pas en défaut.

L’indice obligataire universel Canada FTSE est la mesure la plus large et la plus utilisée du rendement des obligations négociables des gouvernements et des entreprises en circulation sur le marché canadien. Le FTSE Canada a pour mission de fournir les normes de performance de référence pour les investissements canadiens en titres à revenu revenu fixe depuis 1947.

L’indice MSCI monde tous pays est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière composé de plus de 2 000 sociétés et est représentatif de la structure de marché de 48 pays des marchés développés et émergents des Amériques du Nord et du Sud, de l’Europe, de l’Afrique et de la côte du Pacifique. L’indice est calculé avec les dividendes nets réinvestis en dollars américains. 

L’indice MSCI Canada est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière à fluctuations libres conçu pour mesurer la performance des segments à grande et à moyenne capitalisations du marché boursier canadien. Avec 88 composantes, l’indice couvre approximativement 85 % de la capitalisation boursière à fluctuations libres au Canada.

L’indice MSCI marchés émergents est un indice à fluctuations libres, pondéré en fonction de la capitalisation boursière conçu pour mesurer le rendement des actions des marchés émergents mondiaux.

L’indice MSCI Europe hors Royaume-Uni est un indice à fluctuations libres, pondéré en fonction de la capitalisation boursière conçu pour mesurer le rendement des actions de grandes et de moyennes capitalisations des pays des marchés développés de l’Europe, à l’exception du Royaume-Uni. 

L’indice MSCI marchés frontières offre une représentation des actions des grandes et moyennes capitalisations de 34 pays des marchés frontières. L’indice couvre approximativement 85 % de la capitalisation boursière à fluctuations libres de chaque pays. 

L’indice MSCI Royaume-Uni est un indice à fluctuations libres, pondéré en fonction de la capitalisation boursière conçu pour mesurer le rendement des actions de grandes et moyennes capitalisations du Royaume-Uni.

L’indice MSCI États-Unis mesure le rendement des segments des grandes et moyennes capitalisations du marché américain. L’indice couvre approximativement 85 % de la capitalisation boursière à fluctuations libres aux États-Unis. 

Indice S&P 500® : L’indice S&P 500 est un indice non géré, pondéré en fonction de la capitalisation boursière et composé des 500 plus grandes sociétés américaines cotées en bourse. Il est jugé représentatif du marché boursier américain élargi.

L’indice composé S&P/TSX est l’indice principal du marché des actions canadiennes. Il s’agit du plus large de la famille d’indices du S&P/TSX et constitue la base de plusieurs sous-indices, entre autres des indices d’actions, des indices de fiducie de revenu, des indices plafonnés, des indices GICS et des indices en fonction de la capitalisation boursière. 

1Énoncé économique de l’automne 2020, « Soutenir les Canadiens et lutter contre la COVID-19, » https://www.budget.gc.ca/fes-eea/2020/home-accueil-fr.html

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