• Les courbes de rendement des obligations d’État se sont aplaties pendant le mois ; les titres de créance souverains indexés à l’inflation ont enregistré les meilleurs résultats des titres à revenu fixe, conservant leur avance du troisième trimestre.

  • Même si l’inflation aux États-Unis pourrait avoir atteint un sommet, l’Europe semble prête à une nouvelle accélération en raison des préoccupations immédiates concernant le coût de l’énergie.

Contexte économique

En octobre, les marchés ont progressé presque partout dans le monde, effaçant la baisse de septembre. Les actions des marchés développés ont grimpé en flèche, avec en tête le Canada et les États-Unis, tandis que les actions des marchés émergents ont enregistré une légère progression. Les actions de l’Europe et du Royaume-Uni ont enregistré des résultats solides en octobre, tandis que le Japon a poursuivi sa tendance inverse avec un net recul qui a compensé son gain considérable de septembre. 

À l’extérieur des marchés développés, l’Argentine et l’Indonésie ont poursuivi leur remarquable progression sur plusieurs mois, et la Chine a compensé ses baisses récentes par de bons résultats en octobre. Le Pérou a surpassé presque tous les autres marchés (juste derrière l’Égypte), mais dans l’ensemble les résultats de l’Amérique latine ont chuté, entraînés par le Brésil et le Chili qui ont enregistré les pires résultats des marchés émergents. 

Les courbes de rendement des obligations d’État se sont aplaties aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro en octobre, en raison de la hausse des taux à court et à moyen terme et de la baisse des taux à plus long terme. La dette souveraine indexée sur l’inflation a conservé son rang du troisième trimestre en tant que segment le plus performant des marchés des titres à revenu fixe en octobre, tandis que la dette des marchés émergentes en monnaie locale a continué de subir les pertes les plus importantes.

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate a augmenté de 11,4 % pour terminer le mois d’octobre à 83,57 dollars le baril, son plus haut niveau depuis octobre 2014. 

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 signalés dans le monde a semblé atteindre un plancher à la mi-octobre après avoir atteint un sommet récent à la mi-août (mesuré par la moyenne sur sept jours, selon le système de suivi mondial de Reuters). À la fin du mois, les pays de l’Europe de l’Est (et, dans une moindre mesure, les Caraïbes et l’Asie du Sud-Est) comptaient les plus fortes concentrations de pays confrontés à des vagues de cas record ou quasi record. 

Pour ce qui est des pays individuels, les États-Unis ont continué de rapporter le nombre moyen le plus élevé de nouvelles infections et de décès liés à la COVID-19 par jour à la fin du mois d’octobre, même si le taux d’infection a baissé à 29 % depuis son niveau record. Le Royaume-Uni a connu le deuxième plus grand nombre moyen d’infections quotidiennes et a connu une trajectoire d’infection croissante pendant la majeure partie du mois d’octobre, mais a enregistré un taux de mortalité beaucoup plus faible que les autres pays. La Russie a enregistré le troisième plus grand nombre moyen de nouvelles infections par jour à la fin du mois d’octobre (atteignant son sommet historique à la fin du mois) et le deuxième plus grand nombre quotidien de décès liés à la COVD-19. À la fin du mois, une grande majorité de la population du Royaume-Uni (74 %) et des États-Unis (67 %) avait reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, tandis que 38 % des habitants de la Russie avaient reçu la même chose (source : système de suivi mondial de Reuters).

Le Congrès a voté pour relever le plafond de la dette fédérale de 480 milliards de dollars à la mi-octobre, autorisant effectivement les emprunts fédéraux jusqu’au début du mois de décembre afin d’éviter temporairement une fermeture du gouvernement. Des priorités concurrentes — centrées sur le financement d’un vaste plan d’infrastructure pluriannuel et d’un programme de grande envergure en matière de soins de santé, d’éducation et de garde d’enfants — ont fragmenté la très mince majorité des démocrates, bien qu’il semble y avoir suffisamment de voix pour adopter les priorités en matière d’infrastructure.

Au début du mois d’octobre, la représentante américaine au commerce, Katherine Tai, a formulé officiellement la politique commerciale entre les États-Unis et la Chine de l’administration du président Joe Biden, qui consiste à maintenir les droits de douane existants, à éviter d’en instaurer de nouveaux et à s’engager dans la phase 1 de l’accord commercial. Elle a également annoncé le rétablissement d’un processus d’exclusion pour les entreprises américaines qui demandent un allégement en raison des dommages causés par les tarifs douaniers.

Le promoteur immobilier chinois Evergrande, en difficulté, a effectué deux paiements d’intérêts en octobre, alors que les délais de grâce de 30 jours allaient expirer, évitant ainsi de justesse les défauts de paiement. Fantasia Holdings Group, un promoteur beaucoup plus petit, n’a pas remboursé une obligation de 206 millions de dollars au début du mois.

Données économiques

  • Selon Statistique Canada, le taux d’inflation (mesuré par la variation de l’Indice des prix à la consommation ou IPC) a augmenté de 0,2 % pour le mois et de 4,4 % pour l’année terminée en septembre. Les prix de l’essence ont augmenté de près d’un tiers au cours des 12 derniers mois — excluant l’essence, l’IPC a augmenté de 3,5 % sur un an. Les augmentations des prix à la production sont restées robustes. L’indice des prix des produits industriels (IPPI) a augmenté de 1,0 % en septembre, tandis que l’indice des prix des matières premières (IPMP) a augmenté de 2,5 %. Au cours des 12 derniers mois, l’IPPI a grimpé de 14,9 % et l’IPMP a augmenté de 31,9 %. Le taux de chômage a enregistré une légère diminution de 0,2 % pour atteindre 6,7 % à la fin d’octobre. Environ 31 000 emplois ont été ajoutés. Le taux d’emploi est maintenant légèrement supérieur à celui d’avant la pandémie.
  • Aux États-Unis, la croissance de l’activité manufacturière est restée forte en octobre, avec seulement un léger ralentissement. La croissance du secteur des services s’est accélérée, passant de niveaux solides en septembre à des niveaux remarquablement robustes en octobre. Les nouvelles demandes hebdomadaires de prestations de chômage aux États-Unis sont passées sous la barre des 300 000 en octobre pour la première fois depuis mars 2020. Elles ont commencé le mois à 326 000 par semaine et ont suivi une tendance constante à la baisse pour finir à 281 000. L’économie américaine a progressé à un taux annuel de 2,0 % au troisième trimestre, en forte baisse par rapport au taux de 6,7 % enregistré au deuxième trimestre. Quant aux salaires, ils ont augmenté de 1,5 % au cours du troisième trimestre, soit le taux le plus élevé depuis 20 ans, période de mesure du département du Travail.  
  • Au Royaume-Uni, la croissance du secteur manufacturier s’est accélérée en octobre depuis des niveaux déjà élevés. La croissance du secteur des services s’est à nouveau accélérée au cours du mois, après avoir ralenti par rapport aux sommets de plusieurs décennies atteints au cours du troisième trimestre. Le nombre de demandeurs d’emploi au Royaume-Uni (qui calcule le nombre de personnes demandant l’allocation pour les personnes à la recherche d’un emploi) a encore diminué en septembre d’environ 50 000 demandeurs, ce qui a fait passer la proportion de chômeurs dans la population de 5,4 % à 5,2 %. L’économie du Royaume-Uni a progressé de 0,4 % en septembre, soit un taux nettement inférieur aux données mensuelles qui ont dépassé 2 % pendant le sommet du printemps de l’activité économique, mais supérieur aux données presque stables du mois d’août.  
  • La croissance vigoureuse du secteur manufacturier s’est maintenue en octobre. La croissance des services a continué de ralentir au cours du mois, tout en restant à des niveaux encore sains. Le taux de chômage de la zone euro est passé de 7,5 % en août à 7,4 % en septembre. L’économie globale de la zone euro a progressé de 2,2 % pendant le troisième trimestre, soit un rythme équivalent à celui du deuxième trimestre, et de 3,7 % sur un an jusqu’en septembre. L’économie de la France a progressé de 3,0 % au troisième trimestre, dépassant les prévisions de 2,1 %, ce qui représente une amélioration par rapport au rythme de 1,2 % enregistré au deuxième trimestre. L’économie allemande a progressé de 1,8 %, ce qui est conforme au deuxième trimestre, mais inférieur aux estimations. 

Banques centrales

  • Comme prévu, la Banque du Canada a conservé son taux directeur à un niveau historiquement bas de 0,25 % après sa réunion du 27 octobre. La Banque du Canada a réitéré son intention de maintenir les taux bas jusqu’à ce que les capacités inutilisées de l’économie soient absorbées et que l’inflation dépasse régulièrement 2 % (la limite inférieure de sa fourchette d’inflation cible), ce qui ne devrait pas se produire avant le milieu de 2022. La Banque met fin à son programme d’assouplissement quantitatif et passe de l’achat de nouvelles obligations du gouvernement du Canada à l’achat d’obligations uniquement pour remplacer celles qui arrivent à échéance. La dernière réunion de l’année est prévue pour le 8 décembre. 
  • Le Federal Open Market Committee (FOMC) n’a pas tenu de réunion en octobre, mais a annoncé début novembre un calendrier longtemps attendu de réduction de son programme d’achats d’actifs, soit actuellement des achats mensuels de 80 milliards de dollars de titres du Trésor et de 40 milliards de dollars de titres adossés à des créances hypothécaires. La banque centrale réduira ses achats d’actifs mensuels de 15 milliards de dollars (une réduction de 10 milliards de dollars d’achats de titres du Trésor et de 5 milliards de dollars de titres adossés à des créances hypothécaires) en novembre et en décembre, et devrait poursuivre ces réductions jusqu’à la fin des achats d’actifs en juin 2022, bien que le rythme puisse être ajusté « si des changements dans les perspectives économiques le justifient. » 
  • La Banque d’Angleterre n’a pas réuni son Comité de politique monétaire en octobre. Le taux d’escompte est resté à 0,1 % lors de sa dernière réunion. L’allocation maximale pour les achats d’actifs est restée inchangée à 895 milliards de livres sterling, mais les pressions inflationnistes élevées ont amené la banque centrale à reconnaître, dans son résumé de politique monétaire de septembre, qu’un léger resserrement de la politique pourrait éventuellement être justifié. 
  • La Banque centrale européenne a maintenu son orientation de politique monétaire lors de sa réunion de la fin octobre, permettant un rythme d’achats nets d’actifs dans le cadre du Pandemic emergency purchase programme (PEPP) légèrement inférieur à l’objectif d’environ 80 milliards d’euros par mois qui prévalait avant sa réunion de septembre. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré que les attentes du marché concernant une hausse des taux de la BCE en 2022 semblaient un peu prématurées selon l’analyse de la banque centrale. 
  • La Banque du Japon a conservé sa politique monétaire inchangé lors de sa réunion de fin octobre, en maintenant son taux d’intérêt à court terme à -0,1 % et son objectif de rendement des obligations d’État à 10 ans proche de 0 %, tout en poursuivant ses achats d’actifs à durée indéterminée. La banque centrale a revu à la baisse ses prévisions d’inflation à court terme dans ses dernières perspectives économiques trimestrielles.

Répercussions sur les marchés (en dollars canadiens)

Les actions ont en général affiché des gains solides, certains marchés ayant atteint de nouveaux sommets. Les actions canadiennes comptent parmi les plus performantes, avec en tête l’énergie, les industrielles, les matières et les petites entreprises. Par contre, les soins de santé et la consommation de base ont tiré de l’arrière. Les marchés développés étrangers ont été mitigés, parce que le Japon a reculé, tandis que l’Europe et le Royaume-Uni ont enregistré des hausses. Les marchés émergents ont été faibles — la Chine a affiché de légers gains, tandis que le Brésil a enregistré une baisse de plus de dix pour cent. 

Les marchés des titres à revenu fixe ont éprouvé le plus de difficultés, les prêts hypothécaires résidentiels étant les seuls à se démarquer en raison de la vigueur du marché immobilier. Les obligations de sociétés ont enregistré des résultats légèrement supérieurs à ceux des titres d’État, tandis que les obligations à rendement réel ont le plus chuté au pays. Le rendement élevé américain est resté pratiquement inchangé lorsque couvert contre le risque de change. 

Données indicielles (octobre 2021) 

  • L’indice composé S&P/TSX a augmenté de 5,02 %.  
  • L’indice obligataire universel Canada FTSE TMX a enregistré un rendement de -1,05 %. 
  • L’indice S&P 500, qui mesure les actions américaines, a gagné 4,70 %.
  • L’indice MSCI Monde tous pays (net), utilisé comme étalon pour évaluer le rendement des actions mondiales, a enregistré une hausse de 2,84 %.
  • L’indice ICE BofA US High Yield Constrained, qui représente les marchés obligataires américains à rendement élevé, a produit -0,18 % (couvert contre le risque de change) et -2,34 % (non couvert). 
  • L’indice de la volatilité de la bourse d’options de Chicago, une mesure de la volatilité implicite de l’indice S&P 500 aussi connue sous le nom d’« indice de la peur », est passé de 23,14 à la fin de septembre à 16,26 à la fin d’octobre.
  • Les cours du pétrole brut WTI Cushing, un indicateur clé des fluctuations du marché pétrolier, ont nettement augmenté, passant de 75,03 $ US le dernier jour de septembre à 83,57 $ US à la fin du mois. 
  • Le huard s’est raffermi contre le dollar américain ; il a terminé le mois à 1,24 $ CA par $ US. Le dollar américain s’est généralement affaibli par rapport aux autres principales devises mondiales. Il a terminé le mois à 1,37 $ US contre la livre sterling, à 1,16 $ US contre l’euro et à 114,03 yens.

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