• Les actions britanniques ont obtenu un rendement positif pour le trimestre, tandis que les États-Unis, le Japon et l’Europe sont entrés en territoire négatif. Les actions chinoises ont enregistré des pertes à deux chiffres.
  • L’une des pires erreurs qu’un investisseur peut commettre est de paniquer et de faire des changements sans discernement par peur de perdre de l’argent. Dans les périodes de stress inhabituel, une philosophie et un processus clairs peuvent aider à guider une prise de décision calme, rationnelle et à long terme.

Point de vue de SEI sur le marché canadien

Les prix de l’énergie, des métaux et des produits agricoles sont en plein essor. Les États-Unis, de loin le principal partenaire commercial du Canada, continuent de croître à un rythme relativement rapide. Les restrictions liées à la COVID-19 commencent finalement à être levées. Il s’agit de bonnes nouvelles pour l’économie canadienne. Selon le Citigroup, l’économie canadienne a systématiquement enregistré des nouvelles positives au cours du dernier trimestre, tant en termes absolus que par rapport à la tendance aux États-Unis. Les exportations ont été particulièrement positives, avec un bon de près de 23 % pour atteindre 642 milliards de dollars canadiens depuis la fin de 2020. 

Les exportations d’énergie ont ouvert la voie, tandis que les autres exportations ont également grimpé malgré les perturbations périodiques liées à la COVID-19 dans le commerce des véhicules automobiles avec les États-Unis. La hausse des exportations et un appétit modeste pour les importations jusqu’à la fin de 2021 ont entraîné le premier excédent trimestriel du compte courant du Canada depuis la crise financière mondiale de 2008. 

Étonnamment, le dollar canadien ne s’est pas apprécié en réponse à ses développements qui devraient soutenir la monnaie. La relation entre le dollar canadien et le prix du pétrole a été interrompue. Pendant la majeure partie de l’année, le huard s’est négocié ; dans une fourchette assez étroite par rapport au dollar américain, un dollar canadien valant environ 0,80 $US. Le dollar canadien n’a pas du tout augmenté depuis le milieu de l’année dernière, même si les prix du pétrole ont presque doublé. La dernière fois que le baril de pétrole se négociant à un prix aussi élevé (en juin 2014), le dollar canadien équivaut 0,94 $US.

Le rétrécissement des écarts de taux d’intérêt entre le Canada et les États-Unis explique au moins en partie l’absence d’appréciation du huard. L’écart entre les billets à deux ans s’est considérablement réduit. Au début de novembre, le billet du Trésor canadien à deux ans avait un avantage de 0,60 % par rapport au titre comparable du Trésor américain. À la fin de mars, les rendements étaient presque identiques.  

Évidemment, cela n’explique pas pourquoi la monnaie canadienne a continué de se négocier dans cette fourchette alors que l’écart de rendement était en faveur du Canada pendant l’été et au début de l’automne. Nous pensons que cela pourrait avoir un rapport avec les restrictions liées à la COVID-19 du pays plus strictes que celles des États-Unis. La mobilité au Canada a atteint un sommet en septembre, avant l’apparition de la menace liée à Omicron. 

L’inflation s’accélère autant au Canada qu’aux États-Unis. Même si le taux d’inflation de base a tendance à être un peu plus faible qu’aux États-Unis, les données les plus récentes en glissement annuel du Canada, soit 4,8 % en février, sont néanmoins les plus élevées en plus de 30 ans. Comme la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque du Canada a insisté sur le fait que l’inflation était un phénomène transitoire et a concentré son attention sur une seule mesure d’inflation (l’indice des prix à la consommation de base commun) qui est restée sous contrôle pendant une bonne partie de 2021. Malheureusement pour la Banque du Canada, cette mesure a commencé à augmenter rapidement l’année dernière, passant de 3,7 % pour la période de 12 mois terminée en octobre à 4,8 % récemment. 

La seule question qui se pose à l’heure actuelle est de savoir si la banque centrale va « devancer » la Fed et augmenter son taux directeur d’un demi-point de pourcentage lors de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de la Banque du Canada (la prochaine réunion de la Fed aura lieu les 3 et 4 mai). Nous pensons qu’il y a de bonnes chances que cela se produise. Le taux de chômage du Canada est revenu à son faible niveau d’avant la pandémie, qui était le plus faible depuis plus de deux décennies. La spéculation sur le marché du logement a également repris. Les marchés immobiliers de certaines régions du Canada semblent toujours en ébullition, mais l’ampleur de la hausse à Vancouver, Toronto et Ottawa au cours des deux dernières années devrait susciter de l’inquiétude. Même s’il est peu probable que le Canada soit confronté à une récession d’ici un an ou deux, le revirement de la politique monétaire vers la retenue constitue un développement économique important. 

Point de vue de SEI sur le marché mondial 

Il y a trois mois, nous avons noté dans nos perspectives que l’incertitude géopolitique était en hausse. Le rassemblement des troupes russes à la frontière de l’Ukraine figurait en tête de liste de nos préoccupations à court terme, et nous avions souligné qu’une invasion aurait des conséquences économiques majeures. 

Comme la pandémie qui a frappé de plein fouet à la même équipe il y a deux ans, personne ne sait combien de temps durera le conflit ni quelle sera l’ampleur de son impact sur l’économie mondiale. Cependant, notre expérience avec la COVID-19 ainsi que la réponse économique et financière à des événements géopolitiques antérieurs nous servent de guide. 

Avant l’invasion, nous étions optimistes et pensions que la croissance économique mondiale resterait solide à mesure que les pays assoupliraient leurs restrictions liées à la COVID-19. On s’attendait à ce que l’Europe progresse au moins aussi vite que les États-Unis, sinon plus. On peut maintenant douter de cette hypothèse. Nous ne pouvons pas insister suffisamment sur le fait l’ampleur actuelle de l’incertitude. Plutôt que d’assister à une normalisation de l’activité, avec moins de problèmes dans la chaîne d’approvisionnement et un assouplissement des restrictions liées à la COVID-19, nous assistons à une guerre qui devrait prolonger et exacerber la « pénurie de tout ».

Même si le produit intérieur brut (PIB) de la Russie ne représente que 1,8 % du total mondial en 2020 (environ autant que le Brésil), il est impossible de nier son importance en tant qu’exportateur de matières premières. La perturbation de l’approvisionnement de plusieurs produits de base négociés à l’échelle mondiale a eu un résultat prévisible : une nouvelle hausse de l’inflation des prix des produits de base. 

Si les pressions sur la chaîne d’approvisionnement se sont atténuées en janvier et en février, elles sont restées à des niveaux extrêmement élevés par rapport aux données historiques. Nous pensons qu’un retour aux sommets précédents est très possible, en raison de l’annulation des réservations russes et de l’augmentation des tarifs en réponse aux accumulations, à la hausse des coûts de l’énergie et aux conditions géopolitiques dangereuses. La menace des perturbations liées à la COVID-19 en Asie est toujours omniprésente. 

Heureusement pour les économies avancées, les ménages et les entreprises étaient en général en bonne santé financière avant la crise. 
La croissance de l’emploi sur douze mois continuait de s’accélérer en 2022, malgré la pandémie d’Omicron. Les États-Unis, le Canada, la France et l’Italie ont enregistré des gains bien supérieurs à leurs tendances à long terme. La croissance de l’emploi en Allemagne et au Royaume-Uni se situe toujours au niveau ou légèrement au-dessus de la tendance pré-pandémique après avoir connu des baisses plus faibles sur 12 mois pendant les confinements liés à la pandémie de 2020. 
Malgré le dynamisme du marché du travail, les salaires des travailleurs ont commencé à chuter derrière les taux d’inflation élevés enregistrés aux États-Unis et ailleurs. On pourrait penser qu’une contraction de la rémunération réelle est un signe certain d’une récession économique déjà en cours. Pourtant, ce n’est pas le cas. La croissance moyenne des salaires aux États-Unis pour le quartile des revenus les plus faibles a augmenté de 5,9 % au cours de la période de 12 mois terminée en février, ce qui correspond presque à l’augmentation de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle pour l’ensemble des dépenses de consommation personnelle. En comparaison, la hausse du salaire médian global pour cette période n’a été que de 4,2 % ». 

Si les gains salariaux tirent de l’arrière par rapport à l’inflation dans les quartiles supérieurs, les groupes à revenu élevé ont bénéficié de l’explosion des prix de l’immobilier et du long marché haussier des actifs financiers ; ils détiennent également la majeure partie de l’épargne excédentaire qui s’est accumulée pendant la pandémie. 

Même si les revenus globaux ne réussissent pas à suivre l’inflation, nous prévoyons que les ménages puiseront dans leur épargne et augmenteront leur endettement afin de maintenir leur niveau de vie. Aux États-Unis, le taux d’énergie des ménages est déjà tombé à 6,3 % du revenu disponible, contre une moyenne de 7,5 % au cours de la période de 2014 à 2019. En revanche, entre 2005 et 2007, le taux d’épargne était en moyenne inférieur à 4 %. Aujourd’hui, chaque baisse de point de pourcentage du taux d’épargne se traduirait par un gain de 4 % du PIB nominal. 

Les entreprises font face à un scénario semblable. La longue période de taux d’intérêt ultra-faible a permis aux entreprises de se lancer dans un boom de refinancement. Les bénéfices avant intérêts et impôts du secteur des sociétés non financières américaines couvrent 7,9 fois les charges d’intérêts, soit le ratio le plus élevé depuis plus de 50 ans. 

Pendant ce temps, l’agression de la Russie en Ukraine a placé les chefs de gouvernement des États-Unis, de l’Europe et d’autres pays avancés dans un dilemme. Ils ont été chargés de réagir d’urgence à la crise en apportant leur soutien tout en réduisant les excès budgétaires et fiscaux qui sont en partie responsables de la pire inflation depuis des décennies. Les gouvernements européens chercheront à atténuer l’impact de la flambée des prix du carburant et de l’électricité en raison de l’invasion, de l’afflux de réfugiés ukrainiens, et à procéder à une forte hausse des dépenses de défense. 

En revanche, la réponse budgétaire des États-Unis à l’inflation devrait être beaucoup moins robuste, car elle est marquée par l’impasse politique. Non seulement les États-Unis ont enregistré l’une des plus fortes augmentations des dépenses d’urgence parmi les principales économies au cours des deux dernières années, mais ils connaissent également l’un des pires problèmes d’inflation à un moment où l’environnement politique national est extrêmement agité. Certes, les démocrates et les républicains du Congrès ont réussi à travailler ensemble récemment pour finalement adopter un accord budgétaire pour l’année fiscale en cours (avec près de six mois de retard), ainsi qu’un relèvement du plafond de la dette et un programme d’aide de 13,6 milliards de dollars pour l’Ukraine. Ils éprouveront probablement de la difficulté à adopter d’autres lois visant à soutenir l’économie nationale d’ici les élections de mi-mandat de novembre. 

Pour ce qui est de la politique monétaire, l’évolution vers des taux d’intérêt plus élevés et la fin de l’assouplissement quantitatif semblent être une tendance mondiale (à l’exception principale du Japon). 

Les ménages et les entreprises étaient en bonne santé financière à l’aube de ce cycle de hausse de taux, à un moment où il existe une forte demande refoulée. Il se pourrait bien qu’un certain temps soit nécessaire avant le ralentissement de ce momentum économique. Évidemment, l’économie finira par basculer dans une récession si la Fed et d’autres banques centrales sont forcées d’augmenter les taux bien au-delà du taux d’inflation. Cela pourrait se produire au cours du cycle actuel si l’inflation s’avère plus difficile à juguler que prévu. 

Il est indéniable que ces conditions présentent des défis majeurs pour les actifs financiers, au-delà des incertitudes causées par la guerre. C’est particulièrement vrai pour les actifs de longue durée, comme les actions axées sur la croissance qui se négocient à des ratios cours/bénéfices plus élevés et les obligations à plus longue échéance. 

Les marchés des produits de base ont connu une forte hausse en raison des pénuries causées par les perturbations entraînées par la COVID-19, et maintenant par la guerre en Ukraine. Les actions de valeur américaines ont relativement bien résisté depuis le début de l’année, grâce à un important gain absolu des prix dans le secteur de l’énergie et à des performances supérieures à celles de l’indice de référence dans les secteurs des services financiers, des services publics, de l’industrie, des matériaux et des soins de santé (selon l’indice S&P). Entre-temps, les sociétés de technologie et les actions à évaluations élevées ont souffert de la contraction des multiples des bénéfices dans le contexte de la hausse des rendements obligataires, tandis que le recul du marché obligataire a été particulièrement remarquable. 

Pour ce qui est des marchés émergents, l’Amérique latine a échappé à la tendance observée dans d’autres régions, car elle bénéficie généralement de la hausse des prix des produits de base. La hausse des taux d’intérêt dans des pays comme le Brésil et le Mexique a aussi stabilisé leurs monnaies par rapport au dollar américain, malgré des taux d’inflation nationaux actuellement plus élevés. 

L’Europe et l’Asie ont enregistré des performances relativement faibles jusqu’à présent en 2022. Avant l’invasion, les marchés boursiers des pays émergents d’Europe cédaient du terrain en raison des tensions croissantes entre la Russie et l’Ukraine. 

Les pays émergents de l’Asie, de grands consommateurs de matières premières, ont également perdu du terrain. La COVID-19 a continué d’exercer un impact sur l’activité économique. Le secteur de la technologie de la Chine reste sous pression, même si le soutien verbal du gouvernement a entraîné une forte reprise à la mi-mars. 
Au milieu de toute cette variabilité de performances, les marchés émergents semblent être un terrain fertile pour la gestion active. Les environnements volatils sont l’occasion pour les gestionnaires actifs de revoir les expositions afin séparer les gagnants des perdants. 

Les périodes de crise et d’instabilité sont inquiétantes pour tous les investisseurs, d’autant plus que la tournure des événements à court terme peut être difficile à prévoir. Nous avons pu le constater au cours des premières semaines qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les répercussions de la crise accablant les moteurs plus traditionnels du marché. 

Dans ces moments-là, l’une des plus grandes erreurs qu’un investisseur puisse commettre est de paniquer et de faire des changements sans discernement par peur de perdre de l’argent. Pendant les périodes de stress inhabituel, une philosophie et un processus clairs peuvent guider une prise de décision calme, rationnelle et à long terme. 

Contexte économique 

Les investisseurs ont dû affronter des conditions inhospitalières sur plusieurs fronts au cours des trois premiers mois de 2022. Les actions mondiales ont enregistré leur plus mauvaise performance trimestrielle depuis le début de l’année 2020 — elles ont atteint leur point le plus bas à la mi-mars avant de connaître une forte reprise partielle. Les obligations mondiales ont fait pire, enregistrant leur plus forte chute depuis fin 2016.

Les actions britanniques ont enregistré un rendement positif au cours du trimestre, dépassant celui des autres grands marchés. Hong Kong a été légèrement négatif, tandis que les États-Unis, le Japon et l’Europe ont enregistré des pertes plus importantes.

Les actions de la Chine continentale ont rebondi après avoir chuté de la mi-février à la mi-mars, mais elles ont tout de même terminé le trimestre avec des pertes à deux chiffres. La chute des actions chinoises a été la plus sévère dans les entreprises technologiques, ce qui a obligé le vice-premier ministre Liu He — principal conseiller économique de la Chine — à promettre que le gouvernement adopterait une approche « normalisée, transparente et prévisible » de la réglementation des technologies, après plus d’un an d’interventions. Pékin a également fait des ouvertures plus larges pour apaiser les investisseurs, notamment en donnant la priorité à la stabilité des marchés de capitaux, en soutenant les cotations d’actions à l’étranger et en s’engageant à gérer les risques associés aux problèmes de solvabilité des promoteurs immobiliers.

Entre-temps, parce que les marchés des produits de base ont été l’épicentre des retombées financières des attaques de la Russie contre l’Ukraine, les produits de base ont connu leur trimestre le plus fort depuis au moins 30 ans. Le prix du gaz naturel a grimpé de plus de 50 %, tandis que les prix du pétrole brut West-Texas Intermediate et Brent ont tous deux augmenté de plus de 30 %. Le prix du blé a également augmenté de plus de 30 %. Les pays producteurs de produits de base ont donc été les grands gagnants du premier trimestre, avec en tête, de loin, les gains à deux chiffres des actions d’Amérique latine.

À l’autre extrémité, la Russie a été le plus grand perdant, et de loin, car son agression contre l’Ukraine a ouvert la porte à un vaste ensemble de restrictions économiques coordonnées, imposées rapidement et avec un haut degré d’uniformité par les puissances occidentales. Le bannissement du pays des systèmes financiers mondiaux s’est traduit par une baisse massive de la valeur des titres russes.

Government bond rates increased across maturities in the U.S., U.K., and eurozone during the first quarter. Shorter-term rates climbed by more than longer-term rates, leading to flatter yield curves across the three jurisdictions. An inversion of U.S. Treasury rates that began at the long end of the yield curve in late 2021 broadened in March to include the 3-year/10-year segment of the curve as well.

Les obligations ont affiché une série de performances négatives à mesure que les taux d’intérêt grimpaient (les rendements et les prix évoluent de façon inverse). Les titres indexés sur l’inflation ont enregistré des baisses relativement faibles, tandis que la dette des marchés émergents et les obligations d’entreprises de qualité se sont effondrées. Les obligations d’État à plus long terme des économies avancées ont affiché des pertes à deux chiffres.

Immédiatement après l’invasion, la Commission européenne, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis se sont engagés à prendre plusieurs mesures, notamment en retirant les banques russes du système de messagerie SWIFT (Société pour les télécommunications financières interbancaires mondiales) pour les paiements financiers, en empêchant la Banque centrale russe de déployer ses réserves internationales, en limitant la vente de la citoyenneté aux Russes fortunés et en lançant un groupe de travail transatlantique pour geler les actifs des entités sanctionnées.

L’imposition de ces sanctions coordonnées a effectivement empêché les entités russes de commercer dans les principales devises étrangères. La Banque centrale russe a été contrainte de relever son taux de référence de 10,5 %, ce qui est considérable, pour le porter à 20 %, d’offrir une aide illimitée en matière de liquidités aux banques confrontées à des manques, de renforcer le contrôle des capitaux des exportateurs et des résidents et de fermer ses marchés financiers.

À la mi-mars, l’Union européenne a décrété une interdiction générale des investissements en Russie, ainsi que des exportations et des importations en provenance de ce pays (bien que les importations de métaux et d’énergie russes soient encore autorisées). Les entreprises contrôlées par l’État russe dans toute une série de secteurs sont empêchées de commercer avec l’UE, tandis que des personnalités russes de premier plan (notamment des chefs d’entreprise, des personnalités des médias et des oligarques) ont vu leurs avoirs gelés et leurs déplacements interdits.

Les États-Unis sont allés plus loin en interdisant tout nouvel achat d’importations d’énergie russe, tout en autorisant une période de réduction de 45 jours pour les accords existants.

À la mi-mars également, la Russie a légalisé la nationalisation de plus de 500 avions loués aux compagnies aériennes russes par des sociétés occidentales. Cette mesure fait suite à une décision prise au début du mois de mars de restreindre l’exportation de plus de 200 produits et matières premières jusqu’à la fin de 2022, bien que ses principales exportations de matières premières n’aient pas été incluses.

Plus récemment, la Russie a commencé à exiger des paiements en roubles pour les exportations de gaz vers l’Europe au lieu d’accepter des dollars américains ou des euros, ce qui a fait grimper en flèche les prix du gaz en Europe. Le Groupe des 7 (G7) a explicitement rejeté la demande russe fin mars. À la fin du trimestre, la société russe Transneft — le plus grand réseau d’oléoducs au monde — a averti les compagnies pétrolières locales qu’elle allait plafonner l’acceptation du pétrole qui n’avait pas encore été vendu, car les capacités de stockage étaient pleines.

La Commission européenne a annoncé à la mi-mars que les réseaux électriques de l’Ukraine et de la Moldavie étaient désormais synchronisés avec ceux de l’Europe continentale plutôt qu’avec ceux de la Russie ; cette mesure a été prise dans le but d’aider les deux pays à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Russie et à améliorer la fiabilité de leur système électrique.

Banques centrales 

  • La Banque du Canada a augmenté son taux d’intérêt directeur, le faisant passer de 0,25 % à 0,50 % le 2 mars. Cette décision était largement attendue, car l’inflation est supérieure à la cible de la banque centrale, soit au milieu d’une fourchette de 1 % à 3 %. La Banque du Canada a noté que d’autres hausses de taux seront probablement nécessaires pour ramener l’inflation dans la fourchette cible. La possibilité d’un resserrement quantitatif (soit le moment où la Banque du Canada permettrait à ses avoirs en obligations d’État de diminuer) à l’avenir est un autre outil de lutte contre l’inflation à la disposition de la banque. La prochaine réunion de la Banque centrale aura lieu le 13 avril. 
  • Le Federal Open Market Committee (FOMC) a voté pour augmenter le taux des fonds fédéraux de 0,25 % à la mi-mars — sa première hausse de taux depuis décembre 2018 — après avoir procédé à une dernière série de 30 milliards de dollars de nouveaux achats d’actifs. La banque centrale avait publié en janvier une déclaration exposant les principes de réduction de la taille de son bilan et avait déclaré en mars qu’elle « s’attend à commencer à réduire ses avoirs en titres du Trésor et en titres de créance d’agences et en titres adossés à des créances hypothécaires d’agences lors qu’une prochaine réunion ». Son dernier résumé trimestriel des projections économiques, publié conjointement avec sa déclaration de politique générale de mars, a montré une baisse de la projection médiane du PIB réel pour 2022 (à 2,8 % contre 4,0 % en décembre) ainsi qu’une augmentation des attentes d’inflation générale pour 2022 (à 4,3 % contre 2,6 %) et des augmentations plus faibles pour l’inflation anticipée en 2023 et 2024. La perspective médiane du taux des fonds fédéraux a augmenté à 1,9 % pour 2022 (contre 0,9 % en décembre) et à 2,8 % pour 2023 (contre 1,6 %).
  • La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, à la suite de sa réunion de la mi-mars, son intention de conclure son programme d’achat d’actifs au troisième trimestre, après avoir réduit les achats nets de 40 milliards d’euros en avril à 30 milliards d’euros en mai, puis à 20 milliards d’euros en juin. Les derniers achats nets dans le cadre du Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP) ont été conclus au cours du premier trimestre. À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a promis que la BCE « veillera à ce que les conditions de liquidité et l’accès des citoyens aux liquidités se déroulent sans heurts » et qu’elle « est prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’acquitter de ses responsabilités en matière de stabilité des prix et de stabilité financière dans la zone euro. »
  • Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque d’Angleterre a procédé à trois hausses de taux consécutives — d’abord en décembre 2021, puis début février et enfin à la mi-mars — portant le taux d’escompte à 0,75 %. Les membres du MPC ont voté à l’unanimité en février pour commencer à réduire la taille du bilan de la Banque d’Angleterre en cessant de réinvestir le produit de son programme d’achat d’actifs et par le biais de ventes d’obligations de sociétés. Cette réduction ne pourra pas être achevée avant la fin de l’année 2023.
  • L’orientation de la politique de la Banque du Japon est restée inchangée après ses réunions de la mi-janvier et de la fin mars, avec un taux d’intérêt à court terme de -0,1 % et un objectif de rendement des obligations d’État à 10 ans proche de 0 %, les pressions inflationnistes du pays restant faibles par rapport à celles des autres grandes économies développées. La hausse mondiale des rendements obligataires à long terme a contraint la Banque du Japon à faire des offres permanentes d’achats illimités d’obligations d’État du Japon à 5-10 ans (JGB), le rendement à 10 ans ayant touché 0,25 % fin mars, atteignant son plus haut niveau en six ans. Auparavant, la Banque du Japon avait annoncé qu’elle ramènerait ses achats d’obligations d’entreprises et de papier commercial aux niveaux antérieurs à la pandémie à partir d’avril.

Données économiques (à moins d’indications contraires, données provenant de Bloomberg) 

  • Selon Statistique Canada, le taux d’inflation (mesuré par la variation de l’indice des prix à la consommation [IPC]) a augmenté de 1,0 % pour le mois et de 5,7 % pour l’année terminée en février. La dernière fois que l’inflation annuelle a dépassé ce taux, c’était il y a plus de 30 ans, en août 1991. Le prix de l’essence a augmenté de 32,3 % au cours de la dernière année, ce qui a fortement contribué à la hausse de l’inflation. Les prix des aliments et des logements ont également enregistré une forte hausse, de 6,7 % et de 6,6 % respectivement. Les prix à la production ont aussi nettement augmenté. L’indice des prix des produits industriels (IPPI) a augmenté de 3,1 % en février et l’indice des prix des matières brutes (IPMB) de 6,0 %, tandis que d’une année à l’autre, l’IPPI a augmenté de 16,4 % et l’IPMB a grimpé de 29,8 %. Les prix de l’énergie ont augmenté de façon spectaculaire tant sur un mois que sur douze mois. Avec l’assouplissement des restrictions sanitaires liées à la COVID-19, le marché du travail canadien a créé 73 000 emplois en mars, alors que le taux de chômage est tombé à 5,3 %. Environ 93 000 emplois à temps plein ont été ajoutés, tandis que l’emploi à temps partiel a diminué.  
  • La croissance de l’industrie manufacturière américaine a commencé l’année 2022 en continuant de ralentir après la forte activité de l’été dernier, atteignant son point le plus bas en janvier, avant d’accélérer en février et en mars. La croissance du secteur des services a atteint des niveaux particulièrement élevés en mars, après d’être redressée en février depuis un point presque mort au début de l’année. Le chômage aux États-Unis est resté sur une trajectoire descendante de plusieurs années, le taux de chômage en mars atteignant 3,6 %, ce qui est juste au-dessus des niveaux les plus bas atteints fin 2019 et début 2020. L’indice des prix à la consommation a grimpé à 7,9 % en glissement annuel en février, tandis que l’indice des dépenses personnelles de consommation (la mesure d’inflation privilégiée de la banque centrale) a atteint 6,4 % — les deux mesures atteignant leurs niveaux respectifs les plus élevés depuis janvier 1982. 
  • La croissance de l’industrie manufacturière au Royaume-Uni a chuté en mars à son plus bas niveau (quoique toujours sain) depuis février 2021 — passant sous la fourchette qui a défini le quatrième trimestre de 2021 et les deux premiers mois de cette année. La croissance du secteur des services du pays a connu une forte accélération en février et en mars, après une accalmie à l’approche de la nouvelle année. L’inflation a grimpé à 6,2 % au Royaume-Uni pour la période de 12 mois terminée en février, le niveau le plus élevé depuis 1992. Le nombre de demandeurs d’emploi au Royaume-Uni (qui calcule le nombre de personnes demandant l’allocation pour les personnes à la recherche d’un emploi) a continué de s’améliorer au cours des deux premiers mois de l’année — il a diminué d’environ 125 000, le nombre total de demandeurs représentant 4,4 % de la population en février, comparativement à 4,6 % en décembre. 
  • L’expansion de l’industrie manufacturière dans la zone euro a connu des difficultés à la fin du premier trimestre, diluant un début d’année par ailleurs solide, le mois de mars ayant enregistré le taux de croissance mensuel le plus faible depuis janvier 2021. La croissance dans le secteur des services de la zone euro s’est refroidie pour atteindre des niveaux toujours sains en mars, après avoir accéléré en février depuis un quasi-arrêt au début de l’année. Le taux d’inflation en glissement annuel des prix à la consommation dans la zone euro a atteint 7,5 % en mars, atteignant un niveau record pour le cinquième mois consécutif. Les améliorations du marché du travail ont persisté en 2022, le taux de chômage de la zone euro ayant baissé à 7,0 % en janvier et à 6,8 % en février, soit le niveau le plus bas depuis qu’Eurostat a commencé à faire le suivi des données en 1998. 

Répercussions sur les marchés (les rendements des indices de référence sont en dollars canadiens)

Les actions canadiennes ont été l’un des rares points positifs dans la déroute des actions mondiales, les marchés nationaux riches en ressources ayant bénéficié de la flambée des prix des produits de base. Les marchés développés ont surpassé les marchés émergents : le Royaume-Uni a enregistré un léger gain, mais d’autres régions et pays importants, dont l’Europe, le Japon et les États-Unis, ont affiché des baisses. Tout comme les actions canadiennes, celles du Brésil ont augmenté de concert avec les prix des produits de base. Au total, les marchés émergents ont accusé une forte baisse, en grande partie en raison de la piètre performance de la Chine.

Les titres à revenu fixe ont continué d’éprouver des difficultés face à la hausse des taux d’intérêt, et la possibilité de nouvelles hausses pour les banques centrales. Malgré l’inflation élevée, les obligations à rendement réel ont enregistré des résultats médiocres en raison de leur profil de duration longue (plus grande sensibilité aux taux d’intérêt). Les titres de créance d’entreprises ont fortement diminué, mais se sont relativement bien comportés par rapport aux obligations d’État. Les obligations à court terme et les prêts hypothécaires résidentiels ont également baissé, tandis que les bons du Trésor 30 jours ont enregistré de faibles gains. Les obligations américaines à rendement élevé, plus risquées, ont également chuté. 

Données indicielles (premier trimestre 2022)

  • L’indice composé S&P/TSX a gagné 3,82 %.
  • L’indice obligataire global universel Canada FTSE TMX a produit un rendement de -6,97 %.
  • L’indice S&P 500, qui mesure les actions américaines, a reculé de 5,66 %.
  • L’indice MSCI Monde tous pays, utilisé comme étalon pour évaluer le rendement des actions mondiales, a perdu 6,42 %.
  • L’indice ICE BofAML U.S. High Yield Constrained, qui représente les marchés obligataires américains à rendement élevé, a affiché un rendement de -4,51 % (couvert) et de -5,56 % (non couvert). 
  • L’indice de la volatilité de la bourse d’options de Chicago, une mesure de la volatilité implicite de l’indice S&P 500 aussi connue sous le nom d’« indice de la peur », a connu de fortes fluctuations pendant le trimestre, alors qu’il est passé de 17,22 à 20,56. Pendant le trimestre, l’indice a dépassé 30 à de nombreuses reprises, atteignant un sommet de clôture de 36,45 le 7 mars, alors que l’inflation l’invasion de l’Ukraine par la Russie ébranlait les marchés financiers. 
  • Les cours du pétrole brut WTI à Cushing, un indicateur clé des fluctuations du marché pétrolier, sont passés de 75,21 $ US à 100,28 $ US le baril à la fin du trimestre. Les prix ont été très volatils. Ils ont atteint un sommet pour le trimestre de 123,70 $ le 8 mars, ont chuté à 95,04 $US le 16 mars, avant d’enregistrer une légère hausse à la fin du trimestre. La volatilité du marché pétrolier restera probablement élevée, étant donné que les sanctions sur le pétrole russe liées à la guerre ont réduit l’offre mondiale. 
  • Le dollar canadien sa bénéficié de la forte hausse des prix du pétrole et s’est raffermi pour atteindre 1,25 $CA par dollar américain. Le dollar américain a été généralement solide contre les autres principales devises mondiales. Il a terminé mars à 1,11 $ US contre l’euro, à 1,32 $ US contre la livre et à 121,38 yens. 

Définition des indices
  • L’indice des prix à la consommation mesure les variations du niveau des prix d’un panier moyen pondéré de biens et services de consommation achetés par les ménages. Un indice des prix à la consommation est une estimation statistique construite à partir des prix d’un échantillon d’articles représentatifs dont les prix sont recueillis périodiquement.
  • L’indice BofAML US High Yield Constrained est un indice pondéré en fonction de la valeur marchande de toutes les obligations à revenu élevé nationales et Yankee, y compris les obligations à intérêt différé et les titres à paiement en nature. Ses titres ont des échéances d’un an ou plus et une cote de crédit inférieure à BBB — /Baa3, mais ne sont pas en défaut.
  • L’indice obligataire universel FTSE Canada est la mesure la plus large et la plus utilisée du rendement des obligations négociables des gouvernements et des entreprises en circulation sur le marché canadien. Depuis 1947, le FTSE Canada a pour mission de fournir les normes de performance de référence pour les investissements canadiens en titres à revenu fixe.
  • L’indice MSCI monde tous pays est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière composé de plus de 2 000 sociétés, représentatif de la structure de marché de 48 pays des marchés développés et émergents des Amériques du Nord et du Sud, de l’Europe, de l’Afrique et de la côte du Pacifique. L’indice est calculé avec les dividendes nets réinvestis en dollars américains. 
  • L’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) est le principal indice d’inflation utilisé par la Réserve fédérale pour prendre ses décisions de politique monétaire.
  • L’indice S&P 500 est un indice non géré, pondéré en fonction de la capitalisation boursière et composé des 500 plus grandes sociétés américaines cotées en bourse. Il est jugé représentatif du marché boursier américain élargi.
  • L’indice composé S&P/TSX est l’indice principal du marché des actions canadiennes. Il s’agit du plus large de la famille d’indices du S&P/TSX et constitue la base de plusieurs sous-indices, entre autres des indices d’actions, des indices de fiducie de revenu, des indices plafonnés, des indices GICS et des indices en fonction de la capitalisation boursière. 
Glossaire
  • Un marché haussier fait référence à un environnement de marché dans lequel les prix sont généralement en hausse (ou devraient l’être) et la confiance des investisseurs est élevée.
  • Les actions de croissance affichent une croissance régulière des bénéfices supérieure à celle du marché en général.
  • Les obligations à rendement élevé ont une notation inférieure à celles de la catégorie investissement et sont considérées plus risquées.  
  • Les obligations de catégorie investissement sont des obligations pour lesquelles on pense qu’elles présentent un risque de défaillance plus faible et qui sont mieux notées par les agences de notation. 
  • Le ratio cours/bénéfice (C/B) est le ratio d’évaluation d’une entreprise qui mesure le cours actuel de son action par rapport à son bénéfice par action (BPA). 
  • Les actions de valeur sont celles qui sont considérées comme bon marché et qui se négocient à un prix inférieur à leur valeur. 

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