• À la fin de mai, environ 51 % de la population américaine avait reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, tandis que le taux d’infection par la COVID-19 est tombé à 7 % de son sommet historique. Le Canada a vacciné près de 60 % de sa population avec au moins une dose, mais le nombre de personnes entièrement vaccinées est largement inférieur à celui des États-Unis.
  • L’administration du président Joe Biden a proposé un budget de 6 000 milliards de dollars pour l’exercice 2022 centré sur ses deux principales initiatives économiques — l’infrastructure (estimée à 2 300 milliards de dollars) et les programmes pour les familles (estimés à 1 800 millions de dollars) — ainsi que 1 500 milliards de dollars pour la défense.

Contexte économique

Les marchés boursiers canadiens ont continué de produire des gains solides dans un large éventail de secteurs. Les marchés boursiers mondiaux ont progressé en mai pour le quatrième mois consécutif en monnaie locale ou en dollars américains, mais ont été plus faibles en dollars canadiens en raison du raffermissement du huard. Les actions des marchés émergents ont surpassé celles des marchés développés en tant que groupe, mais les résultats ont varié considérablement d’un pays à l’autre. 

L’Europe a généré les plus fortes hausses des actions en mai, grâce à de fortes reprises en Hongrie, en Pologne, en Autriche et en République tchèque. Les actions britanniques ont également affiché une bonne performance. Les actions du Japon et de Hong Kong ont produit de bons résultats, tandis que la Chine continentale et les États-Unis ont enregistré des résultats positifs, mais plus contenus.   

Les taux des bons du Trésor américain et des gilts du Royaume-Uni ont reculé pour la plupart des échéances en mai, les reculs les plus prononcés étant concentrés dans les taux à moyen et à long terme. Les taux des obligations d’État de la zone euro ont augmenté pour toutes les échéances. Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate a atteint son plus haut niveau depuis la fin de 2018, la demande d’énergie ayant continué d’augmenter en mai. L’OPEP+ (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dirigée par l’Arabie saoudite, plus la Russie) a annoncé le 1er juin qu’elle continuerait à assouplir les réductions de l’offre mises en œuvre pour contrer l’effondrement de la demande au début de la pandémie.

À la fin de mai, environ 51 % de la population américaine avait reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, tandis que le taux d’infection par la COVID-19 est tombé à 7 % de son sommet historique. Alors que le Canada a vacciné près de 60 % de sa population avec au moins une dose, seulement un peu plus 6 % des Canadiens étaient pleinement vaccinés, comparativement à près de 42 % aux États-Unis. Au Royaume-Uni, 58 % de la population a reçu un vaccin, et le taux d’infection quotidien était de 5 % par rapport au sommet historique. Les données pour l’Allemagne étaient de 43 % et de 16 %, tandis qu’elles étaient de 37 % et de 17 % pour la France. L’épidémie de COVID-19 en Inde s’est quelque peu calmée, le taux d’infection quotidien tombant à 45 % de son sommet à la fin du mois de mai ; plusieurs autres pays d’Asie du Sud-Est ainsi qu’un certain nombre de pays d’Amérique du Sud et des Caraïbes sont restés à leurs niveaux d’infection les plus élevés ou continuent de s’en rapprocher.  

L’administration du président Joe Biden a proposé un budget de 6 000 milliards de dollars pour l’exercice 2022 qui servira de point de départ au Congrès pour décider de l’affectation des fonds économiques du pays. Le président a intégré au budget ses deux principales initiatives économiques — l’infrastructure (estimée à 2 300 milliards de dollars) et les programmes pour les familles (estimés à 1 800 millions de dollars) — ainsi que 1 500 milliards de dollars pour la défense. Les négociations du mois de mai ont abouti à une offre de la Maison-Blanche de réduire le coût de l’infrastructure à 1 700 milliards de dollars et à une contre-offre des républicains du Sénat pour un plan de 928 milliards de dollars.  Le calendrier de réouverture de l’Angleterre a suivi son cours comme prévu. Les restaurants et les pubs ont été autorisés à offrir un service à l’intérieur depuis le 17 mai, tandis que les hôtels ont ouvert leurs portes et que les personnes appartenant à plusieurs ménages ont été autorisées à se rassembler à l’intérieur. Le premier ministre Boris Johnson a déclaré qu’il n’y avait aucune raison de douter que la phase finale de la réouverture — qui éliminerait toutes les restrictions restantes sur les contacts sociaux, les spectacles et les boîtes de nuit — ait lieu le 21 juin comme prévu. 

Afin de tenter de rétablir le tourisme avant la saison estivale habituellement très active, l’Union européenne a approuvé une proposition faite par la Commission européenne en mai visant à assouplir les restrictions de voyage au sein de l’Union pour les étrangers vaccinés. Les tensions entre l’Union européenne et la Chine, exacerbées au cours des six derniers mois lorsque l’Union européenne a condamné le bilan de la Chine en matière de droits de l’homme et que la Chine a imposé des sanctions économiques en guise de représailles, sont restées tendues. En mai, le Parlement européen a suspendu la ratification de l’Accord global sur les investissements que les dirigeants européens et chinois avaient finalisé en décembre 2020. Pour ce qui est des relations commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne, les frictions se sont atténuées lorsque la Commission européenne a reporté une augmentation des droits de douane sur les États-Unis qui avait été prévue en réponse aux droits de douane imposés par l’administration Trump sur les métaux européens ; les droits de douane existants resteront en vigueur pendant que les deux parties négocient une solution à long terme.

Données économiques

  • Selon Statistique Canada, le taux d’inflation (mesuré par la variation de l’Indice des prix à la consommation — IPC) a augmenté de 0,5 % pour le mois et de 3,4 % pour l’année terminée en avril. Les coûts de transport ont nettement augmenté, principalement en raison de la hausse des prix du pétrole. L’inflation plus élevée est en partie due aux faibles niveaux de prix en avril 2020 au début de la pandémie de COVID-19. Les prix à la production ont été considérablement plus élevés, ce qui continue d’indiquer la possibilité d’une hausse des prix à la consommation du moins à court terme. L’indice des prix des produits industriels (IPPI) a augmenté de 1,6 % en avril, tandis que l’indice des prix des matières premières (IPMP) a augmenté de 1,0 %. Au cours des 12 derniers mois, l’IPPI a connu une forte hausse de 14,3 % et l’IPMP a fait un bond incroyable de 56,4 %. Les prix du bois d’œuvre, du pétrole et de l’énergie sont tous restés solides, tandis que les prix des aliments ont aussi augmenté. Le taux de chômage a augmenté de 0,1 % pour atteindre 8,2 %. La perte de 68 000 emplois a été concentrée dans le travail à temps partiel, sous l’effet des mesures de santé publique plus strictes en vigueur dans une grande partie du pays afin de lutter contre la troisième vague de COVID-19. 
  • Selon plusieurs enquêtes PMI, l’activité manufacturière aux États-Unis est restée à des niveaux de croissance très élevés en mai. Toujours en mai, l’enquête préliminaire PMI sur les services d’IHS Markit (qui remonte à 2009) a indiqué que la croissance des services américains a atteint un nouveau sommet. Les nouvelles demandes de prestations de chômage ont continué de diminuer, passant d’un peu moins de 500 000 par semaine au début de mai à 385 000 à la fin de la période. La croissance économique globale des États-Unis a bondi à un taux annualisé de 6,4 % au cours du premier trimestre de 2021, contre 4,3 % au trimestre précédent. 
  • L’activité manufacturière au Royaume-Uni a dépassé en mai un record de croissance établi en 1994, selon les enquêtes de l’indice des directeurs d’achat IHS Markit/CIPS, tandis que l’activité des services au Royaume-Uni a atteint son plus haut niveau en 91 mois. Le nombre de demandeurs d’emploi au Royaume-Uni (soit le nombre de personnes demandant l’allocation pour les personnes à la recherche d’un emploi) est resté à 7,2 % de la population en avril, le nombre total de demandeurs étant passé de 2,64 à 2,63 millions. L’économie britannique élargie a progressé de 2,1 % en mars, après une croissance de 0,7 % en février et une contraction de 2,6 % en janvier. 
  • La croissance du secteur manufacturier de la zone euro a atteint un niveau record en mai, selon l’enquête PMI d’IHS Markit sur l’industrie manufacturière de la zone euro (qui existe depuis 1997). L’activité des services dans la zone euro a retrouvé un bon rythme de croissance en mai après être sortie en avril d’une contraction prolongée. Le taux de chômage de la zone euro a légèrement baissé, passant de 8,1 % à 8,0 % en mai. Dans l’ensemble, l’activité économique de la zone euro s’est contractée de 0,6 % au premier trimestre de 2021 et de 1,8 % sur 12 mois — une légère amélioration par rapport à la baisse de 7,2 % enregistrée au trimestre précédent, et une amélioration substantielle par rapport à la baisse de 4,9 % enregistrée au cours de la période de 12 mois terminée en décembre 2020.

Banques centrales

  • Comme prévu, la Banque du Canada a conservé son taux directeur à un niveau historiquement bas de 0,25 % après sa réunion du 9 juin. La Banque du Canada a indiqué qu’elle prévoyait maintenir les taux faibles jusqu’à ce que sa cible d’inflation soit atteinte de manière durable. La prochaine réunion est prévue pour le 14 juillet.
  • Le Federal Open Market Committee (FOMC) n’a pas tenu de réunion de politique monétaire en mai et n’a apporté aucun changement significatif à sa politique après sa réunion de fin avril. Le taux des fonds fédéraux est resté proche de zéro et les achats d’actifs ont été maintenus à un niveau de 80 milliards de dollars de titres du Trésor et de 40 milliards de dollars de titres adossés à des créances hypothécaires d’agences par mois.
  • Le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a maintenu le taux d’escompte à 0,1 % et conservé une allocation maximale de 895 milliards de livres pour les achats d’actifs lors de sa réunion du début mai. La Banque d’Angleterre a revu à la hausse ses prévisions de croissance économique au Royaume-Uni pour 2021, passant de 5 % à 7,5 % en février, et a déclaré qu’elle pouvait désormais commencer à ralentir le rythme de ses achats mensuels d’actifs, conformément aux prévisions. 
  • La Banque centrale européenne n’a pas tenu de réunion de politique monétaire en mai. Elle a maintenu le cap lors de sa réunion de la fin avril, augmentant le rythme de ses achats d’actifs dans le cadre de son Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP). Cette mesure, déjà annoncée en mars, vise à contrer l’impact économique négatif de la hausse des taux d’intérêt. 
  • La Banque du Japon n’a pas tenu de réunion de politique monétaire en mai. Elle n’a apporté aucun changement immédiat lors de sa réunion de fin avril après avoir annoncé en mars qu’elle passait d’interventions programmatiques sur le marché à une approche plus ponctuelle.

Répercussions sur les marchés (en dollars canadiens)

Le huard a été solide, particulièrement contre le dollar américain, de sorte que de nombreux indices boursiers étrangers ont enregistré une légère baisse en dollars canadiens, même s’ils étaient positifs en monnaie locale ou en dollars américains. Les marchés nationaux ont continué d’afficher des gains impressionnants et généralisés. Le secteur des matières, qui a tiré de l’arrière depuis le début de l’année, a été le plus performant. Les gains de l’énergie, les services financiers et la consommation discrétionnaire ont été solides, tandis que les petites entreprises ont enregistré de meilleurs résultats que les grandes sociétés. Les soins de la santé ont affiché des résultats particulièrement décevants, alors que les services publics e  la consommation discrétionnaire ont été légèrement négatifs. Les marchés émergents ont enregistré des gains modestes, avec en tête le Brésil et l’Inde. Les marchés développés ont tiré de l’arrière, les actions américaines ayant souffert d’une monnaie faible. 

Les marchés des titres à revenu fixe ont été légèrement positifs. Les titres de créance d’État ont surpassé les obligations de sociétés, tandis que les prêts hypothécaires résidentiels et les obligations à court terme ont enregistré de maigres gains. Les obligations à rendement réel ont nettement surperformé, avec l’augmentation des rapports d’inflation. Les obligations américaines à rendement élevé, plus risquées que les obligations de qualité investissement, ont progressé lorsque couvertes contre le risque de change, mais ont reculé lorsque non couvertes. 

Données indicielles (mai 2021) 

  • L’indice composé S&P/TSX a augmenté de 3,44 %.  
  • L’indice obligataire universel Canada FTSE TMX a enregistré un rendement de 0,63 %. 
  • L’indice S&P 500, qui mesure les actions américaines, a reculé de 1,11 %.
  • L’indice MSCI Monde tous pays (net), utilisé comme étalon pour évaluer le rendement des actions mondiales, a baissé de 0,27 %.
  • L’indice ICE BofA US High Yield Constrained, qui représente les marchés obligataires américains à rendement élevé, a produit 0,28 % (couvert contre le risque de change) et -1,51 % (non couvert). 
  • L’indice de la volatilité de la bourse d’options de Chicago, une mesure de la volatilité implicite de l’indice S&P 500 aussi connue sous le nom d’« indice de la peur », est passé de 18,61 à 16,76 en mai, après avoir atteint plus de 27 le 12 mai.  
  • Les cours du pétrole brut WTI Cushing, un indicateur clé des fluctuations du marché pétrolier, sont passés de 63,58 $ US le dernier jour d’avril à 66,32 $ US le dernier jour du mois.
  • Le huard s’est raffermi contre le dollar américain ; il a terminé le mois à 1,21 $ CA par $ US. Le dollar américain s’est généralement affaibli par rapport aux autres principales devises mondiales. Il a terminé le mois à 1,42 $ US contre la livre sterling, à 1,22 $ US contre l’euro et à 109,98 yens.

Legal Note

Société de placements SEI Canada, filiale en propriété exclusive de SEI Investments Company, est le gérant des Fonds SEI au Canada.

Les informations fournies le sont à titre d’information générale et d’éducation uniquement et ne constituent pas un avis juridique, fiscal, comptable, un conseil financier ou de placement à propos des Fonds ou de tout titre en particulier, ni une opinion à l’égard de la pertinence d’un placement. Les informations ne devraient pas non plus être interprétées comme une recommandation quant à l’achat ou à la vente d’un titre, d’un produit dérivé ou d’un contrat à terme. Il n’est pas recommandé d’agir en fonction de l’information contenue dans ce document, à moins d’obtenir expressément un avis juridique, fiscal, comptable et financier auprès d’un professionnel en placement. Le présent document est une évaluation de la situation des marchés à un moment précis et ne constitue pas une prévision d’événements à venir ou une garantie de rendements futurs. Il n’est pas garanti qu’à la date de parution du présent document les titres mentionnés étaient ou non détenus par les Fonds SEI.

Le présent document pourrait contenir des « informations prospectives » [« IP »] telles que définies par les lois sur les valeurs mobilières canadiennes applicables. Les IP sont des déclarations se rapportant à des événements, des conditions ou des résultats probables et reposent sur des hypothèses au sujet de conditions économiques et de plan d’action futurs. Les IP sont exposées à divers risques, incertitudes et autres facteurs qui pourraient faire en sorte que les résultats réels diffèrent grandement des attentes explicites ou implicites associées au présent document. Les IP reflètent les attentes actuelles en ce qui concerne les événements actuels et ne sont pas une garantie de rendements futurs. Les IP figurant dans le présent document ou mentionnées à titre de référence sont fournies dans l’unique but de communiquer des attentes actuelles et pourraient ne pas être appropriée dans d’autres circonstances.

Bien que les sources externes ou autres sur lesquelles se fondent certaines informations fournies sont jugées fiables, Société de placements SEI Canada ne garantit ni leur fiabilité ni leur intégralité et ces dernières pourraient changer sans préavis. Les sources comprennent Bloomberg, FactSet, MorningStar et BlackRock.

L’investissement comporte des risques, dont le risque de perte en capital. La diversification peut ne pas offrir de protection contre le risque lié au marché. Par ailleurs, d’autres titres non mentionnés peuvent comporter des risques spécifiques. En plus des risques habituels associés à l’investissement, les placements internationaux peuvent comporter des risques de pertes en capital découlant de fluctuations défavorables de la valeur des devises, de divergences dans les principes comptables généralement reconnus ou de l’instabilité politique ou économique dans d’autres pays. Les marchés émergents présentent des risques accrus découlant des mêmes facteurs, en plus de ceux associés à leur faible taille et à leur faible liquidité. Les obligations et les fonds obligataires perdent pour leur part de la valeur quand les taux d’intérêt montent.

Les rendements indiciels sont présentés à des fins illustratives uniquement et ne représentent pas des rendements réels. Les rendements indiciels ne reflètent pas les frais de gestion, les coûts de transaction et autres charges. Les indices ne sont pas gérés et il n’est pas possible d’y investir directement.

Des commissions, frais de courtage, frais de gestion et autres frais peuvent être associés aux fonds communs de placement. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leurs valeurs fluctuent fréquemment et leurs rendements passés pourraient ne pas se reproduire.