• La vague d’été de cas de COVID-19 a semblé atteindre un sommet dans de nombreux pays à partir de la mi-août, même si le Canada semble être légèrement en arrière de la courbe.
  • Alors que les taux de vaccination ralentissent dans les pays développés, davantage de vaccins deviennent disponibles dans le reste du monde. Nous prévoyons une réouverture progressive de l’économie mondiale qui s’étendra bien au-delà de 2022. 

Contexte économique

L’appétit des investisseurs pour le risque a augmenté dans la plupart des régions du monde en août. Les actions ont enregistré de solides performances dans les marchés développés et les marchés émergents, avec en tête le Japon et les États-Unis dans les principales économies. Les actions européennes et britanniques ont aussi enregistré de bons rendements, tandis que la Chine et Hong Kong ont connu une légère baisse pour le mois. Dans l’ensemble, le secteur des services financiers a affiché les meilleurs résultats, tandis que les matières ont tiré de l’arrière avec un léger recul. 

Les obligations ont principalement enregistré une baisse, à l’exception des segments plus risqués comme le rendement élevé et les titres de créance des marchés émergents, car les taux ont augmenté partout dans le monde. Les taux à court et à moyen terme ont suivi la progression de la courbe de rendements des gilts, tandis qu’ils ont mené la hausse des obligations d’État de la zone euro. Les taux des obligations du Trésor à moyen terme ont augmenté davantage que les taux à court et à long terme. 

Le dollar américain s’est raffermi (selon l’indice DXY), atteignant un sommet à la mi-août avant de perdre la majeure partie de sa progression pour le mois. Les prix ont baissé pour le pétrole brut West-Texas Intermediate et le Brent en août, l’OPEP+ (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dirigée par l’Arabie saoudite, plus la Russie) ayant continué d’augmenter sa production. 

Les actifs sensibles à l’inflation ont été modérés au cours du mois. L’indice des produits de base Bloomberg a enregistré une petite perte en dollars américains, et la baisse des titres du Trésor américain protégés contre l’inflation (TIPS) a essentiellement suivi celle des obligations du Trésor américain d’échéances comparables.

La vague d’été de cas de COVID-19 a semblé atteindre un sommet dans de nombreux pays à partir de la mi-août, avec en tête les États-Unis pour ce qui est du nombre de nouveaux cas signalés et de décès quotidiens. Le Canada semble être légèrement en arrière de la courbe. C’est au Monténégro, en Géorgie, au Kosovo et en Israël que le nombre de cas a augmenté le plus rapidement à la fin août. Le Pacifique occidental, les Balkans et le Grand Moyen-Orient, ainsi que les Caraïbes et les pays voisins doivent affronter des sommets ou se rapprochent de sommets de cas. 

Le Portugal a rattrapé l’avance des Émirats arabes unis en ce qui concerne la part de leur population respective ayant reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 (tous deux autour de 85 % à la fin du mois d’août). Au Royaume-Uni, plus de 70 % de la population est vaccinée, tandis que les États-Unis se rapprochent de 61 %. La Corée du Sud administrait plus de doses de vaccin par habitant que tout autre pays (Reuters : suivi de la vaccination contre la COVID-19). 

La France a instauré l’obligation d’utiliser le certificat sanitaire numérique de l’Union européenne à compter du début d’août pour que les clients confirment leur statut vaccinal à l’égard de la COVID-19 afin d’accéder aux restaurants, à différents modes de transport public, aux événements sportifs et autres lieux de rassemblement public. L’Italie a également adopté la méthode de vérification par certificat de l’Union européenne au cours du mois, mais de façon plus limitée, tandis que le programme de certificat de l’Allemagne varie en fonction des taux d’infection régionaux. 

Les élections fédérales allemandes, qui se terminent fin septembre, se sont orientées vers un résultat de plus en plus clair dans la course à la succession de la chancelière Angela Merkel. Les sociaux-démocrates (SPD) — dirigés par Olaf Scholz, l’actuel vice-chancelier et ministre des Finances — ont pris une avance dans les sondages sur la CDU/CSU de Madame Merkel, son partenaire actuel et traditionnel de la coalition gouvernementale.

L’Union européenne a recommandé de limiter les déplacements des Américains à la fin du mois d’août en raison de l’augmentation du nombre de cas aux États-Unis, mais elle a laissé la décision aux États membres, qui ont pour la plupart prévu de rester ouverts aux touristes américains. 

La loi sur les investissements dans les infrastructures et les emplois (Infrastructure Investment and Jobs Act) — un plan négocié par un groupe bipartisan de sénateurs américains qui consacrerait 1 000 milliards de dollars (et 550 milliards de dollars de nouvelles dépenses) à des projets d’infrastructure sur une période de cinq ans — a disparu de la presse à mesure que le mois d’août avançait. Les vacances d’été prévues par le Congrès et le retrait tendu des États-Unis en Afghanistan ont dominé les priorités à Washington. Le départ définitif des troupes militaires américaines à la fin du mois d’août a mis fin à 20 ans d’opérations militaires — la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis — qui ont culminé il y a dix ans avec 100 000 soldats stationnés en Afghanistan.

Données économiques

  • Selon Statistique Canada, le taux d’inflation (mesuré par la variation de l’Indice des prix à la consommation ou IPC) a augmenté de 0,6 % pour le mois et de 3,7 % pour l’année terminée en juillet. Il s’agit d’une accélération des prix due en grande partie à l’essence, qui a augmenté de plus de 30 % par rapport aux niveaux d’il y a un an. Si l’on exclut l’essence, l’IPC n’a augmenté que de 2,8 % sur un an. Les augmentations des prix à la production ont ralenti, les prix du bois d’œuvre ayant baissé de 23 % en juillet ; les prix sont tout de même restés nettement supérieurs à ceux de l’année dernière. L’indice des prix des produits industriels (IPPI) a diminué de 0,4 % en juillet, tandis que l’indice des prix des matières premières (IPMP) a augmenté de 2,2 %. Au cours des 12 derniers mois, l’IPPI a grimpé de 15,4 % et l’IPMP a fait un bond de 37,7 %. Le taux de chômage a poursuivi sa tendance à la baisse en août ; il a diminué de 0,4 % pour s’établir à 7,1 %. Environ 90 000 emplois ont été ajoutés, la majeure partie des gains (69 000) provenant de l’emploi à temps plein.
  • L’activité manufacturière a ralenti en août, mais elle est restée en territoire de croissance à un rythme effréné. Les nouvelles commandes et la production ont bondi, les arriérés se sont allongés et les pressions sur les prix se sont intensifiées, tandis que l’emploi s’est légèrement contracté. La croissance des services a été forte aux États-Unis en août, mais elle a continué de ralentir après une période d’expansion remarquable. Les nouvelles demandes de prestations de chômage aux États-Unis se sont rapprochées de 350 000 par semaine en août et ont passé tout un mois sous la barre des 400 000 pour la première fois depuis mars 2020. La croissance économique globale des États-Unis a atteint un rythme annualisé de 6,6 % au cours du deuxième trimestre, ce qui est légèrement supérieur au rythme de 6,3 % du premier trimestre. 
  • L’activité manufacturière du Royaume-Uni a continué de progresser rapidement en août à un rythme semblable à celui de juillet, même si les problèmes de chaîne d’approvisionnement se sont aggravés (les délais moyens des fournisseurs étant les plus longs jamais enregistrés à part les goulots d’étranglement causés par le début de la COVID-19 en avril 2020), même si la production s’est améliorée. La croissance des services est également restée forte au Royaume-Uni en août, mais elle est restée bien en deçà du rythme effréné qui a caractérisé la majeure partie du premier semestre de 2021. Le nombre de demandeurs d’emploi au Royaume-Uni (qui calcule le nombre de personnes demandant l’allocation pour les personnes à la recherche d’un emploi) est resté stable à 5,7 % de la population en juillet, le nombre total de demandeurs passant de 2,30 millions à 2,29 millions. L’économie britannique au sens large a progressé de 4,8 % pendant le deuxième trimestre et de 22,2 % sur douze mois, une hausse par rapport à -1,6 % et -6,1 % respectivement, pendant le trimestre précédent. 
  • La croissance de l’industrie manufacturière dans la zone euro a continué de ralentir en août par rapport au niveau record atteint en juin, mais elle est restée extraordinairement forte. Les perspectives relatives des pays se sont rétrécies, les pays à croissance rapide (Pays-Bas, Irlande, Allemagne et Autriche) ayant atteint leur plus bas niveau depuis plusieurs mois, tandis que les pays à croissance plus lente (Italie, Espagne et Grèce) ont atteint un sommet des derniers mois, bien que la France continue d’enregistrer une croissance plus lente. En août, l’activité dans les services de la zone euro s’est maintenue juste en dessous du rythme d’expansion record de juillet (depuis juin 2006). Le taux de chômage de la zone euro a reculé à 7,6 % en juillet, contre 7,8 % en juin. L’économie globale de la zone euro a progressé de 2,0 % au cours du deuxième trimestre et de 13,6 % sur un an, ce qui représente une nette amélioration par rapport aux taux respectifs de -0,3 % et -1,3 % enregistrés au premier trimestre.

Banques centrales

  • Comme prévu, la Banque du Canada a conservé son taux directeur à un niveau historiquement bas de 0,25 % après sa réunion du 8 septembre. La Banque du Canada a réitéré qu’elle prévoyait maintenir les taux faibles jusqu’à ce que sa cible d’inflation dépasse régulièrement 2 % (la limite inférieure de sa fourchette d’inflation cible), ce qui ne devrait pas se produire avant le deuxième semestre de 2022. La prochaine réunion prévue est le 27 octobre. 
  • Le Federal Open Market Committee (FOMC) n’a tenu aucune réunion officielle de politique monétaire en août. Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, s’est exprimé lors du symposium économique annuel de la Federal Reserve Bank of Kansas City à Jackson Hole — une plateforme historique pour partager les évolutions significatives des perspectives et des actions politiques de la banque centrale — pour souligner que le FOMC pourrait commencer à réduire ses achats d’actifs cette année. Le FOMC achète actuellement 80 milliards de dollars de bons du Trésor américain et 40 milliards de dollars de titres adossés à des créances hypothécaires d’agences par mois.
  • Le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a voté début août en faveur du maintien de sa politique : le taux d’escompte est resté à 0,1 % et l’allocation maximale pour les achats d’actifs est restée inchangée à 895 milliards de livres.
  • La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas tenu de réunion de politique monétaire en août. En juillet, toutefois, la banque centrale a dévoilé les résultats d’un examen de sa stratégie, dans lequel elle a adopté un objectif d’inflation symétrique de 2 % à moyen terme (ce qui signifie qu’elle considère les écarts au-dessus ou en dessous de son objectif comme indésirables) et reconnu qu’elle anticipe des fluctuations sur des périodes plus courtes.
  • La Banque du Japon (BOJ) a également pris congé en août et n’a tenu aucune réunion de politique monétaire. À la mi-juillet, elle avait communiqué des détails sur son initiative de prêts verts, notamment l’extension du crédit à taux d’intérêt de 0 % aux banques pour leurs efforts de prêts « verts », l’abandon des taux d’intérêt négatifs punitifs pour les réserves obligatoires des banques associées et l’autorisation des obligations en devises étrangères émises par les entreprises japonaises à être admissibles au programme.

Répercussions sur les marchés (en dollars canadiens)

Les actions canadiennes ont dans l’ensemble affiché de légers gains, avec en tête la technologie de l’information, les services de communication et les industrielles. Les matières, la consommation discrétionnaire et l’énergie ont reculé, et les petites entreprises ont été presque stables pour le mois. Les actions américaines ont continué de dominer celles des autres marchés développés. Les rendements des marchés émergents ont été inégaux, mais, dans l’ensemble, les gains ont été solides grâce aux excellents résultats de l’Inde.  

Les rendements des marchés de titres à revenu fixe ont été mitigés et en légère baisse dans l’ensemble. Les actifs les plus risqués ont généralement enregistré de meilleures performances ; les obligations d’entreprises ont légèrement mieux fait que les titres de créance d’État. Les obligations à rendement réel ont baissé, tandis que les prêts hypothécaires résidentiels ont augmenté, et les obligations à court terme sont restées pratiquement inchangées. Conformément au thème favorable au risque, les obligations à rendement élevé américaines ont surperformé.  

Données indicielles (août 2021) 

  • L’indice composé S&P/TSX a augmenté de 1,63 %.  
  • L’indice obligataire universel Canada FTSE TMX a enregistré un rendement de -0,12 %. 
  • L’indice S&P 500, qui mesure les actions américaines, a gagné 4,30 %.
  • L’indice MSCI Monde tous pays (net), utilisé comme étalon pour évaluer le rendement des actions mondiales, a enregistré une hausse de 3,76 %.
  • L’indice ICE BofA US High Yield Constrained, qui représente les marchés obligataires américains à rendement élevé, a produit 0,56 % (couvert contre le risque de change) et 1,78 % (non couvert). 
  • L’indice de la volatilité de la bourse d’options de Chicago, une mesure de la volatilité implicite de l’indice S&P 500 aussi connue sous le nom d’« indice de la peur », a brièvement atteint un sommet de 21 à la mi-août, mais est passé de 18,24 à la fin de juillet à 16,48 à la fin d’août. 
  • Les cours du pétrole brut WTI Cushing, un indicateur clé des fluctuations du marché pétrolier, sont passés de 73,95 $ US le dernier jour de juillet à 62,32 $ US le 20 août, avant de remonter à 68,50 $ US à la fin du mois. 
  • Le huard s’est affaibli contre le dollar américain ; il a terminé le mois à 1,26 $ CA par $ US. Le dollar américain s’est généralement affaibli par rapport aux autres principales devises mondiales. Il a terminé le mois à 1,38 $ US contre la livre sterling, à 1,18 $ US contre l’euro et à 109,86 yens.

Définitions des indices

  • L’indice des produits de base Bloomberg est composé de contrats à terme et reflète les rendements d’un investissement entièrement garanti dans l’indice, ce qui combine les rendements de l’indice avec les rendements d’une garantie en espèces investie dans les bons du Trésor américain à 13 semaines (3 mois).
  • L’indice du dollar américain (indice DXY) mesure la valeur du dollar américain par rapport à un panier d’autres devises, dont les devises de certains des principaux partenaires commerciaux des États-Unis : l’euro, le franc suisse, le yen japonais, le dollar canadien, la livre sterling et la couronne suédoise.

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