Mais, quel que soit le nom qu’on lui donne, l’objectif derrière l’investissement durable consiste à obtenir de bons rendements en portefeuille tout en contribuant au bien-être du monde.
    
Dans le monde en constante évolution des placements, il n’est pas surprenant que le filtrage négatif (qui consiste à éviter les titres liés à l’alcool, au tabac, aux armes à feu et autres titres dits « néfastes ») ait évolué pour inclure des placements délibérés dans des titres bénéfiques, pour ensuite utiliser votre argent pour inciter les sociétés à modifier leur comportement. 

Un bref historique de l’investissement socialement responsable (ISR)

De nombreux investisseurs croient que l’ISR (du moins aux États-Unis) est en vogue depuis seulement quelques décennies, mais en fait il est apparu dans les années 1700, lorsque diverses sectes religieuses ont interdit à leurs membres de négocier avec des personnes ou des entreprises qui s’adonnaient à des activités douteuses sur le plan éthique, comme l’esclavage, le jeu, la fabrication de boissons alcoolisées ou la production de tabac.

Dans les années 1960 et 1970, les investisseurs opposés à la guerre ont commencé à éviter les sociétés qui produisaient des armes biochimiques, comme le napalm. Le premier fonds axé sur le développement durable – le fonds Pax World – a été lancé par deux pasteurs de l’Église méthodiste qui refusaient que le portefeuille de placement de leur congrégation comprenne des sociétés ayant contribué à la guerre du Vietnam. 

Au cours de la décennie qui a suivi, les combustibles fossiles et l’apartheid ont pris le devant de la scène au chapitre des enjeux liés à l’ISR. En 1986, le gouvernement américain a adopté une loi interdisant les nouveaux placements en Afrique du Sud. À la suite de la catastrophe causée par la marée noire de l’Exxon Valdez en 1989, des activistes environnementaux, des investisseurs et des gens d’affaires se sont regroupés pour promouvoir des méthodes commerciales durables dans le cadre de la Coalition of Environmentally Responsible Economies (CERES, coalition des économies respectueuses de l’environnement). En 1994, les investisseurs qui s’intéressaient au développement durable pouvaient choisir parmi plus d’une vingtaine de fonds communs de placement axés sur l’ISR. 

Le nouveau millénaire

En 2006, les Principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (PIR de l’ONU) (lien vers la page sur notre statut de signataire) ont été élaborés. Aujourd’hui, cette initiative regroupe plus de 4000 investisseurs internationaux qui collaborent à des enjeux liés au développement durable, comme les campagnes de défense des droits de la personne, les préoccupations environnementales, la diversité des employés et la lutte contre la corruption. 

Les sociétés qui deviennent signataires des PIR de l’ONU s’engagent publiquement à suivre six principes directeurs volontaires visant à intégrer les facteurs d’investissement durable dans la gestion de portefeuille et les pratiques d’entreprise, notamment :

  • intégration des enjeux d’investissement durable dans les processus d’analyse et de prise de décision;
  • intégration des enjeux dans les politiques et pratiques d’actionnariat;
  • demander aux entités dans lesquelles l’organisation investit de fournir les renseignements requis sur les enjeux d’investissement responsable;
  • promouvoir l’acceptation et la mise en œuvre des PRI dans le secteur des placements;
  • collaborer avec d’autres signataires des PIR des Nations Unies pour améliorer l’efficacité dans l’application des Principes;
  • rendre compte des activités et des progrès réalisés dans la mise en œuvre des Principes. 

Quelle forme prend l’ISR de nos jours?

Selon le Forum for Sustainable and Responsible Investment (USSIF), il existe plusieurs méthodes différentes pour intégrer l’investissement durable à votre portefeuille.

Exclusion 

L’investissement exclusif consiste à éviter les placements dans certains secteurs de l’économie (comme le tabac, les armes et les combustibles fossiles). L’investisseur choisit un éventail de critères de placement qui correspondent à ses convictions personnelles. 
    
    Peut être connu sous le nom de filtre négatif, sélection exclusive, désinvestissement, ISR. 

Intégration des facteurs ESG 

Cette méthode ne consiste pas seulement à éviter les placements qui ne présentent pas les facteurs ESG désirés. L’intégration des facteurs ESG consiste plutôt à inclure des données financières pertinentes sur le développement durable au moment d’examiner et de choisir des placements. 
    
    Peut être connue sous le nom de filtre positif/meilleur titre de sa catégorie, sélection fondée sur des normes, placements ESG. 

Investissement d’impact

Cette méthode consiste à faire des choix de placement dans le but de générer un impact social et environnemental positif et mesurable (ainsi que de solides rendements de portefeuille). 

Selon le Global Impact Investing Network (GIIN), l’investissement d’impact conjugue l’intention des investisseurs, établit des attentes de rendement qui se situent dans une fourchette particulière et qui s’appliquent à diverses catégories d’actif, et s’engage à mesurer les répercussions sociales et environnementales du placement.
    
    Peut être connu sous le nom d’investissement d’impact, de placement thématique, d’investissement pour soutenir la collectivité.

Et vous?

Quelle approche correspond le mieux à vos objectifs de placement? Cliquez ici (insérer le lien vers la section du site seic.com portant sur les facteurs ESG) pour en savoir plus sur nos capacités et nos perspectives en matière d’investissement durable.