• Les rendements des obligations d’État ont augmenté dans le monde développé, avec les taux des obligations d’État à long terme qui ont plus augmenté que les taux à court terme.

  • Nous croyons que les nombreuses inquiétudes au cours des mois à venir continueront de provoquer de la volatilité dans les marchés financiers. Il faut s’attendre à de telles périodes d’instabilité dans tout plan d’investissement à long terme. À ce titre, chez SEI, nous sommes prêts, comme toujours, à traverser la période actuelle de profondes incertitudes.  

Contexte économique

Les marchés boursiers ont continué d’enregistrer de bons résultats dans la plupart des régions du monde en août, avec en tête Hong Kong, le Japon et les États-Unis. L’Europe et le Royaume-Uni ont suivi à une certaine distance malgré des rendements élevés sur un mois. L’Amérique latine a subi un fort recul pendant la période, car les cas de COVID-19 semblent y plafonner à des niveaux élevés. Une forte baisse au début de septembre a compensé une partie des gains du mois d’août, particulièrement parmi les sociétés américaines qui ont mené la reprise. 

L’indice S&P 500 (une mesure élargie des actions américaines) a enregistré un nouveau record à la fin du mois d’août pour enregistrer un cinquième mois consécutif de gains depuis le repli marqué du début 2020. Le dollar américain a continué de baisser par rapport à un panier de devises importantes en août, bien qu’à un rythme plus lent que celui de sa forte baisse de juillet, pour s’établir à son niveau le plus faible en plus de deux ans. 

Les rendements des obligations d’État ont augmenté dans le monde développé. Aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro, les taux des obligations d’État à long terme ont plus augmenté que les taux à court terme, ce qui a entraîné une accentuation des courbes de rendement. 

Le cycle des élections présidentielles américaines est officiellement passé à sa phase finale avant le jour du scrutin, car le président Donald Trump a accepté la nomination du parti républicain et l’ancien vice-président Joe Biden, celle du parti démocrate lors de leurs conventions quadriennales respectives au cours du mois d’août. Après le début au mois de juillet de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), l’administration Trump a annoncé en août la réintroduction d’un droit de douane de 10 % sur l’aluminium canadien, droit qui avait été suspendu en mai 2019 lors des négociations de l’ACEUM.

Les tensions entre les États-Unis et la Chine se sont répandues dans l’univers des médias sociaux lorsque l’administration Trump a adopté différentes mesures pour prendre le contrôle de la branche américaine de TikTok, une application populaire de partage de vidéos appartenant à Bytedance, dont le siège social est à Pékin. Début août, le président Trump a signé un décret-loi interdisant aux Américains de faire des affaires avec ByteDance après la mi-septembre. Plusieurs grandes sociétés américaines des secteurs des logiciels, de la vente au détail et du capital-investissement ont annoncé leur intention de faire une offre pour les opérations américaines de TikTok. Fin août, ByteDance a poursuivi le gouvernement américain pour son interdiction imminente et sa vente forcée. La Chine a soutenu que toute vente des actifs de TikTok à une société américaine est sous réserve de l’approbation du gouvernement chinois. 

Outre le drame des médias sociaux, les relations entre les États-Unis et la Chine sont tendues depuis qu’une loi récente sur la sécurité nationale imposée par Pékin a poussé l’administration Trump à mettre fin à son traité d’extradition avec Hong Kong. De plus, les États-Unis ont imposé des sanctions aux hauts fonctionnaires de la Chine et de Hong Kong, y compris à Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif pro-Pékin de Hong Kong, pour avoir réprimé la dissidence politique sur le territoire. Finalement, les États-Unis ont formalisé les modifications des normes comptables, en exigeant que les entreprises chinoises négociées aux États-Unis se conforment aux normes américaines d’ici 2022, faute de quoi elles seront radiées des bourses de valeurs américaines. Pour ce qui est de la pandémie mondiale en cours, les États-Unis et Hong Kong ont signalé leur premier cas confirmé de réinfection par la COVID-19. 

Les représentants du Royaume-Uni et de l’Union européenne n’ont réalisé que des progrès marginaux vers un accord commercial au cours du mois d’août. Les négociations se sont trouvées devant une impasse apparente, car l’Union européenne a formulé des demandes qui avaient été déclarées non recevables par les négociateurs britanniques : (1) le maintien des droits de pêche de l’Union européenne dans les eaux britanniques, et (2) l’adhésion du Royaume-Uni aux règles de l’Union européenne en matière d’aide des États qui limiteraient la probabilité de subventions anticoncurrentielles à l’industrie britannique. 

Fin août, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé son intention de démissionner en raison de problèmes de santé. Monsieur Abe a exercé le plus long mandat de premier ministre de l’histoire du Japon et est l’un des principaux partisans d’une approche politique à plusieurs volets pour la relance économique du pays, surnommée « Abenomics ».

Banques centrales

  • La Banque du Canada n’a pas tenu de réunion de politique monétaire en août après avoir conservé le taux directeur à un niveau historiquement bas de 0,25 % à la suite de sa réunion de juillet. De même, ni la Banque centrale européenne ni la Banque du Japon n’ont tenu de réunion de politique monétaire en août après n’avoir apporté aucun changement lors de leurs réunions respectives à la mi-juillet. 
  • Le Federal Open Market Committee (FOMC) n’a pas tenu de rencontre en août. Toutefois, il a annoncé d’importantes mises à jour à son approche de politique monétaire. Le plus important changement a porté sur la nouvelle cible d’inflation moyenne de la banque centrale, qui souligne sa volonté explicite d’autoriser une inflation supérieure à la cible après des périodes d’inflation qui y étaient inférieures. Ce changement signifie que le FOMC laissera l’économie américaine chauffer plus que par le passé avant d’adopter des mesures politiques pour tempérer la croissance. 
  • Le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a voté pour laisser son taux directeur inchangé à 0,1 % et pour maintenir son niveau actuel d’achat d’actifs à 745 milliards de livres sterling. La banque centrale a aussi revu à la baisse ses perspectives économiques, passant d’une attente de reprise complète d’ici le milieu de 2021 à un retour prévu aux niveaux d’activité économique d’avant la pandémie au plus tôt à la fin de 2021. 

Données économiques

  • Selon Statistique Canada, le taux d’inflation (mesuré par la variation de l’Indice des prix à la consommation [IPC]) a légèrement reculé de 0,1 % en juillet, renversant l’augmentation de 1,0 % en juin. Les prix sur douze mois ont augmenté de 0,1 % en juillet, après une hausse de 0,7 % le mois précédent. Les prix à la production ont aussi continué de grimper : l’indice des prix des produits industriels (IPPI) a augmenté de 0,7 % en juillet, tandis que l’indice des prix des matières brutes (IPMB) a augmenté de 3,0 % en raison des prix plus élevés de l’énergie et des produits du pétrole. Au cours des 12 derniers mois, les prix aux producteurs sont restés faibles; l’IPPI a reculé de 2,3 %, tandis que l’IPMB a chuté de 12,1 %. Malgré la reprise récente, la baisse marquée des prix de l’énergie et du pétrole a joué un rôle disproportionné dans les mauvais rapports sur l’information des derniers 12 mois. Le taux de chômage a reculé de 0,7 % pour atteindre 10,2 %, car 246 000 nouveaux employés ont été créés en juillet. 
  • L’activité manufacturière aux États-Unis s’est améliorée en août en s’appuyant sur la légère croissance de juillet, malgré un contraste persistant entre les nouvelles commandes solides et la baisse de l’emploi. Un rapport préliminaire a montré que l’activité dans le secteur des services a accéléré en août après avoir marqué une pause le mois précédent. Les nouvelles demandes de chômage aux États-Unis sont passées sous la barre de 1 million par semaine à la mi-août, avant de remonter à 1,1 million plus tard dans le mois. Les ventes de logements existants aux États-Unis ont fait un bond de 24,7 % en juillet dans un contexte de taux d’intérêt historiquement faibles. Par contre, le nombre de prêts hypothécaires en souffrance assurés par la Federal House Administration a atteint 16 % en août, le niveau le plus élevé depuis 1979.
  • La saine reprise de l’activité manufacturière au Royaume-Uni accéléré en août. Un rapport préliminaire sur l’activité dans le secteur des services au cours du même mois a montré une augmentation de la croissance déjà forte du Royaume-Uni. Les approbations de prêts hypothécaires au Royaume-Uni sont passées de 39 900 en juin à 66 300 en juillet, tandis que le crédit à la consommation a augmenté de 1,2 milliard de livres sterling en juillet après s’être contracté au cours du mois précédent; les deux mesures ont dépassé les attentes du consensus pour juillet. 
  • La reprise de l’activité manufacturière dans la zone euro est restée lente au cours du mois d’août. Le secteur des services a ralenti et s’est presque immobilisé, selon un rapport préliminaire. Le nombre de prêts accordés aux sociétés non financières a augmenté de 7 % en juillet, suivant le rythme des deux mois précédents. Le taux de chômage de la zone euro a légèrement augmenté, passant de 7,7 à 7,9 % en juillet. 

Répercussions sur les marchés (en dollars canadiens)

Les actions des marchés développés ont continué de se redresser en août, tandis que celles des marchés émergents ont été légèrement négatives, en raison de la chute des actions brésiliennes. Les actions canadiennes ont enregistré des performances moyennes parmi les marchés développés, devançant l’Europe et le Royaume-Uni, mais tirant de l’arrière par rapport au Japon et aux États-Unis. Parmi les secteurs canadiens, les services financiers ont enregistré les meilleurs résultats, suivi des industrielles. Les soins de santé ont été les moins performants, suivis par les biens de consommation de base. Les petites capitalisations canadiennes ont surpassé les grandes capitalisations au cours du mois. 

Les marchés des titres à revenu fixe ont été surtout négatifs en août. Les obligations à rendement réel ont une fois de plus été en tête des marchés canadiens, alors que la plupart des autres segments ont reculé, et que les titres de créance d’État ont enregistré les plus grandes pertes. Les obligations à rendement élevé américaines ont reculé en dollars américains, mais ont tout de même enregistré de bons résultats lorsque couvertes contre le risque de change. La dette des marchés émergents a connu la plus forte baisse de l’univers des titres à revenu fixe en août. 

Données indicielles (août 2020)

  • L’indice composé S&P/TSX a augmenté de 2,35 %. 
  • L’indice obligataire universel Canada FTSE TMX a enregistré un rendement de -1,13 %. 
  • L’indice S&P 500, qui mesure les actions américaines, a connu une hausse de 4,26 %.
  • L’indice MSCI Monde tous pays (net), utilisé comme étalon pour évaluer le rendement des actions mondiales, a gagné 3,22 %.
  • L’indice ICE BofA Merrill Lynch US High Yield Constrained, qui représente les marchés obligataires américains à rendement élevé, a produit 0,96 % (couvert contre le risque de change) et 1,71 % (non couvert). 
  • L’indice de la volatilité de la bourse d’options de Chicago, une mesure de la volatilité implicite de l’indice S&P 500 aussi connue sous le nom d’« indice de la peur », a augmenté, passant de 24,46 à 26,41 à la fin du mois.  
  • Les cours du pétrole brut WTI Cushing, un indicateur clé des fluctuations du marché pétrolier, ont augmenté, passant de 40,27 $ US le dernier jour de juin à 42,61 $ US le 31 juillet. 
  • Le huard s’est raffermi contre le dollar américain; il a terminé le mois à 1,30 $ CA par $ US. Le dollar américain a enregistré des résultats mitigés contre les autres principales devises. Il a terminé le mois à 1,34 $US contre la livre sterling, à 1,19 $ US contre l’euro et à 105,91 yens.

Legal Note

Société de placements SEI Canada, filiale en propriété exclusive des SEI Investments Company, est le gérant des Fonds SEI au Canada.

Les informations fournies le sont à titre d’information générale et à titre éducatif uniquement et ne constituent pas un avis juridique, fiscal, comptable, un conseil financier ou de placement à propos des Fonds ou de tout titre en particulier, ni une opinion à l’égard de la pertinence d’un placement. Les informations ne devraient pas non plus être interprétées comme une recommandation quant à l’achat ou à la vente d’un titre, d’un produit dérivé ou d’un contrat à terme. Il n’est pas recommandé d’agir en fonction de l’information contenue dans ce document, à moins d’obtenir expressément un avis juridique, fiscal, comptable et financier auprès d’un professionnel en placement. Le présent document est une évaluation de la situation des marchés à un moment précis et ne constitue pas une prévision d’événements à venir ou une garantie de rendements futurs. Il n’est pas garanti qu’à la date de parution du présent document les titres mentionnés étaient ou non détenus par les Fonds SEI.

Le présent document pourrait contenir des « informations prospectives » (« IP ») telles que définies par les lois sur les valeurs mobilières canadiennes applicables. Les IP sont des déclarations se rapportant à des événements, des conditions ou des résultats probables et reposent sur des hypothèses au sujet de conditions économiques et de plan d’action futurs. Les IP sont exposées à divers risques, incertitudes et autres facteurs qui pourraient faire en sorte que les résultats réels diffèrent grandement des attentes explicites ou implicites associées au présent document. Les IP reflètent les attentes actuelles en ce qui concerne les événements actuels et ne sont pas une garantie de rendements futurs. Les IP figurant dans le présent document ou mentionnées à titre de référence sont fournies dans l’unique but de communiquer des attentes actuelles et pourraient ne pas être appropriée dans d’autres circonstances.

Bien que les sources externes sur lesquelles se fondent certaines informations fournies sont jugées fiables, SEI ne garantit ni leur fiabilité ni leur intégralité et ces dernières peuvent être incomplètes ou changer sans préavis.

L'investissement comporte des risques, dont le risque de perte en capital. La diversification peut ne pas offrir de protection contre le risque lié au marché. Par ailleurs, d'autres titres non mentionnés peuvent comporter des risques particuliers. En plus des risques habituels associés à l'investissement, les placements internationaux peuvent comporter des risques de pertes en capital découlant de fluctuations défavorables de la valeur des devises, de divergences dans les principes comptables généralement reconnus ou de l'instabilité politique ou économique dans d'autres pays. Les marchés émergents présentent des risques accrus découlant des mêmes facteurs, en plus de ceux associés à leur faible taille et à leur faible liquidité. Les obligations et les fonds obligataires perdent pour leur part de la valeur quand les taux d'intérêt montent.

Les rendements indiciels sont présentés à des fins illustratives uniquement et ne représentent pas des rendements réels d’un Fonds SEI. Les rendements indiciels ne reflètent pas les frais de gestion, les coûts de transaction et autres charges. Les indices ne sont pas gérés et il n’est pas possible d’y investir directement.

Les opérations sur fonds communs de placement peuvent entraîner des commissions, des frais de suivi, des frais de gestion et d’autres types de frais. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis; leur valeur fluctue fréquemment et leurs rendements antérieurs peuvent ne pas se répéter.