• Les actions des marchés développés ont été en général positives pour la période, tandis que les actions des marchés émergentes ont éprouvé des difficultés en raison de pertes importantes en Chine et au Brésil. 
  • Nous pensons que les analystes sous-estiment encore la capacité bénéficiaire des sociétés cotées en bourse, qui reste robuste dans le monde entier. Cela pourrait permettre des révisions à la hausse des estimations de bénéfices - en supposant que la renormalisation de la croissance économique mondiale se poursuive, comme nous le pensons.

Point de vue de SEI sur le marché canadien

Les perspectives pour le Canada sont certainement mitigées. Tout d’abord, quelques bonnes nouvelles. Même si le nombre de cas de COVID-19 au Canada est resté élevé pendant la vague actuelle d’infections, le nombre de nouveaux cas confirmés quotidiennement ne représente que la moitié du taux enregistré lors du sommet des deux vagues précédentes, en janvier et en avril. En fonction de la population, le Canada ne compte actuellement qu’un tiers du nombre de nouveaux cas quotidiens enregistrés aux États-Unis et un cinquième de celui au Royaume-Uni. Les nouveaux décès confirmés quotidiens par million sont un cinquième de ceux des États-Unis. Le taux de vaccination du Canada est l’un des plus élevés au monde. Après un lent début, plus de 71 %  de la population canadienne est entièrement vaccinée. 

En plus de son fort taux de vaccination, le succès relatif du Canada à contenir le virus s’explique largement par ses mesures de confinement assez strictes. Selon l’Oxford COVID-19 Government Response Tracker, malgré les mesures prises récemment par le Canada pour assouplir les restrictions, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Italie sont les seuls pays développés où des mesures plus strictes sont actuellement en place. 

Maintenant, les mauvaises nouvelles. Les mesures de confinement strictes du Canada ont affecté son produit intérieur brut (PIB) réel corrigé de l’inflation. Après avoir connu une forte reprise entre avril et juillet 2020, la croissance du PIB est passée à une tendance à la hausse plus mesurée. En mars 2021, l’économie globale avait presque retrouvé son niveau élevé d’avant la pandémie. Depuis, toutefois, le rythme de croissance a été de plus en plus irrégulier. En juillet, les industries productrices de biens n’ont montré aucune amélioration depuis le début de l’année. Les industries productrices de service ont enregistré un léger gain annualisé de 3,2 % pendant la même période, mais leur activité reste inférieure au sommet d’avant la pandémie. En comparaison, le PIB réel américain a déjà atteint un nouveau sommet, la production de biens étant supérieure à sa tendance d’avant la pandémie. 

Le marché de l’emploi a poursuivi sa reprise rapide malgré la croissance peu inspirante de cette année. En septembre, le taux de chômage a reculé à 6,9 %, alors qu’il était de 8,8 % à la fin de 2020. Il s’agit d’une amélioration importante par rapport au sommet de 13,7 % atteint en mai 2020. Toutefois, la reprise aux États-Unis a été plus marquée, passant d’un sommet encore plus élevé de 14,9 % en avril 2020 à un taux de chômage de 5,2 % jusqu’en août de cette année, soit près de deux points de pourcentage de moins qu’au Canada. Cette différence en faveur des États-Unis n’est pas du tout inhabituelle. À l’exception de la période de cinq ans de 2009 à 2013 qui a suivi la crise financière mondiale et du printemps dernier pendant les grands confinements de l’économie, les niveaux de chômage sont nettement inférieurs aux États-Unis qu’au Canada. Cette disparité s’explique en grande partie par la plus grande générosité et l’inclusivité des prestations d’assurance-chômage au Canada par rapport à son voisin du Sud. 

Chez SEI, nous nous attendons à ce que le marché du travail se resserre davantage compte tenu de l’ampleur des mesures de relance budgétaire et monétaire qui ont été injectées depuis le début de la pandémie.

Comme ailleurs, le Canada doit affronter des pressions inflationnistes que sa banque centrale et la plupart des économistes jugent transitoires. Cependant, trois des quatre principales mesures des prix à la consommation que nous suivons ont affiché des gains importants d’une année sur l’autre en août. L’indice des prix à la consommation (IPC) total, l’IPC-trim (qui exclut les 20 % des contributions les plus faibles et les plus fortes en termes de pondération du marché dans la variation mensuelle de l’IPC) et l’IPC-médian (qui correspond à la variation des prix situés au milieu de la distribution) ont tous atteint ou dépassé leurs valeurs les plus élevées d’une année sur l’autre des deux dernières décennies. 

La Banque du Canada a toutefois choisi de minimiser ces trois mesures d’inflation en utilisant plutôt l’IPC-comm qui suit les variations de prix communes à toutes les catégories du panier de l’IPC. Le but de cette statistique est de filtrer les mouvements de prix qui peuvent être causés par des facteurs idiosyncrasiques particuliers à des composantes individuelles. Et qu’indique cette mesure d’inflation ? Une légère hausse, mais bien maîtrisée qui reste juste en dessous de la cible d’inflation de 2 % de la banque centrale. 

Il est vrai que la pandémie elle-même et les mesures prises par les gouvernements pour faire face à cet événement de type « cygne noir » ont eu des répercussions sur de nombreuses mesures de l’activité économique. La crise mondiale de la chaîne d’approvisionnement a certainement eu des répercussions importantes, mais surtout transitoires, sur les taux d’inflation déclarés au Canada et dans le reste du monde. Toutefois, nous trouvons plutôt étranger de fonder sa politique sur une mesure qui ignore essentiellement un choc inflationniste de dimensions historiques. Quoi qu’il en soit, l’importance accordée à l’IPC-comm par la Banque du Canada montre clairement que la politique monétaire restera probablement expansionniste dans un avenir prévisible. Nous pensons que la banque centrale continuera de réduire prudemment ses achats de titres, mais qu’elle n’augmentera probablement pas son taux d’intérêt directeur de sitôt.

Entre-temps, il faut s’attendre à ce que ces autres mesures de l’inflation restent élevées. Le prix du pétrole West Texas Intermediate a enregistré une reprise spectaculaire depuis qu’il a atteint un plancher en avril 2020. À un prix récent de près de 76 $ le baril, le WTI est plus élevé que le sommet enregistré en 2018 et à son plus haut niveau depuis novembre 2014. Les entreprises de forage pétrolier aux États-Unis et au Canada ne réagissent toutefois pas à cette augmentation de prix comme ils l’ont fait par le passé. Même si le nombre d’appareils de forage est en hausse, le nombre réel d’appareils en activité reste bien inférieur aux niveaux atteints en 2018. La rigueur en matière de capital est devenue le nouveau mantra du secteur pétrolier. L’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole dirigée par l’Arabie saoudite, plus la Russie) fait également preuve d’une cohésion inhabituelle, car elle résiste à la tentation de nettement augmenter sa production par rapport à la hausse progressive à laquelle ses pays membres ont consenti. Étant donné que la demande de pétrole est toujours bien inférieure aux niveaux d’avant la pandémie, malgré une forte reprise alors que l’économie se normalise, il est très possible que le prix du pétrole continue de grimper au cours des mois à venir. Le WTI se négociait à plus de 100 $ le baril en 2014 ; il pourrait à nouveau s’approcher de ce niveau en 2022, étant donné que les nations consommatrices se bousculent pour s’approvisionner. 

Heureusement pour le Canada, il s’agit d’un pays producteur, et non seulement consommateur. La pénurie d’énergie (et la crise des matières premières en général) devrait être une bonne nouvelle pour le marché boursier du pays. L’indice MSCI Canada est fortement pondéré en producteurs de matières premières et autres sociétés cycliques. Le secteur de l’énergie compose 14 % de l’indice, tandis que les matériaux et les produits industriels 11 % et 10 % respectivement. Le secteur de la technologie de l’information, qui représente près de 13 % de la capitalisation totale de l’indice, est dominé par un titre très volatil, Shopify, dont la pondération dans l’indice atteignait 82, % à la fin de septembre. 

Entre-temps, le secteur des services financiers, qui comprend six des 10 principales sociétés par capitalisation de l’indice MSCI Canada, représente un énorme 37 % de l’indice MSCI Canada. Le secteur des services financiers a affiché de bons résultats jusqu’à présent cette année, avec une hausse de 24,8 % par rapport à 17,5 % pour l’indice global, seuls l’énergie et l’immobilier ayant mieux fait. 

L’année dernière, toutes les entreprises du secteur des services financiers ont été durement touchées au premier trimestre, y compris les grandes banques qui dominent l’indice ainsi que les gestionnaires d’actifs, les prêteurs hypothécaires et les compagnies d’assurance vie. Lorsque les gouvernements ont annoncé des mesures de relance, les actions ont commencé à remonter. Les banques avaient prévu des provisions pour des pertes sur prêts plus importantes, mais elles n’ont pas eu à réaliser autant que ce que l’on craignait initialement. Les prix de l’immobilier ont poursuivi leur tendance à la hausse, et le montant du service de la dette des consommateurs semble être en assez bonne santé, même s’il reste plus élevé que dans de nombreux pays. 

Comme c’est le cas pour les marchés boursiers d’autres pays avec une forte pondération de sociétés de services financiers, de produits de base et produits industriels, le marché boursier canadien présente les caractéristiques d’un titre de valeur, et l’indice MSCI Canada (rendement total) a tiré de l’arrière par rapport à l’indice MSCI États-Unis (rendement total) au cours de la dernière décennie. Cependant, la performance relative s’est maintenue au cours de la dernière année, avec le marché canadien parvenant à suivre le rythme de son homologue américain. 

Les analystes en valeurs mobilières s’attendent à une forte progression des bénéfices des entreprises du marché canadien, totalisant près de 70 % en 2021 contre 46 % pour les entreprises qui composent le marché boursier américain. Pour ce qui est des bénéfices attendus au cours des 12 prochains mois, l’indice MSCI Canada (rendement total) se négocie avec une décote anormalement élevée de 32 % par rapport à l’indice MSCI USA (rendement total). Avant 2018, la décote n’a pas dépassé 20 % depuis 2004. Même quelque chose d’aussi laid peut commencer à sembler intéressant. (source : Yardeni Research Inc.)

Point de vue de SEI sur le marché mondial

Dans une réaction naturelle à la perspective d’une reprise des confinements et d’un retard dans le retour à une vie normale en raison de la flambée des infections à la COVID-19 qui a débuté en mai dernier, les investisseurs se sont tournés vers les actions qui ont le plus bénéficié de l’année 2020, soit les entreprises favorisées par le travail à domicile, les grandes entreprises de technologie et d’autres grandes capitalisations qui se portent bien lorsque les taux d’intérêt reculent (les taux d’intérêt plus faibles rendent les flux de trésorerie futurs de ce type d’actions plus attrayants). Toutefois, le rebond ultérieur des actions de grande capitalisation axées sur la croissance et le momentum, au détriment des actions de valeur et cycliques, a déjà montré des signes de détérioration avec la flambée des taux à la fin du troisième trimestre.

Nous nous attendons à ce que la croissance économique – aux États-Unis et dans le monde – se poursuive au cours des deux prochaines années à un rythme qui dépasse nettement la morosité qui a suivi la crise financière mondiale de 2007 à 2009. Le pessimisme récent quant au ralentissement de la croissance économique est probablement quelque peu exagéré. 

La richesse des ménages n’a jamais été aussi élevée, en raison de l’explosion des prix dans les marchés boursiers et immobiliers. Une forte baisse du taux d’épargne a permis d’amortir le choc des dépenses de consommation ; néanmoins, l’épargne en tant que pourcentage du revenu disponible reste élevée par rapport aux niveaux d’avant la pandémie. Nous pensons que les ménages peuvent généralement s’adapter à une baisse des paiements de soutien pendant la pandémie sans devoir nécessairement restreindre leurs dépenses. 

L’impact de la COVID-19 sur les chaînes d’approvisionnement mondiales a constitué un obstacle plus important. En 74 ans d’histoire de l’enquête de l’Institute for Supply Management (ISM), les livraisons des fournisseurs ont rarement été aussi lentes qu’aujourd’hui, même si la situation s’est légèrement améliorée depuis mai. Les stocks restent excessivement faibles par rapport à la demande.

Les coûts des intrants ont augmenté rapidement, mais les entreprises ont pu compenser en transmettant les augmentations aux clients. Les marges des entreprises après impôt, pour l’ensemble de l’économie, ont atteint un nouveau sommet historique au deuxième trimestre, soit 14,9 % des ventes (source : BEA, ECRI, Philosophical Economics).

Le pouvoir de fixation des prix des entreprises est une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle est que l’inflation continue de dépasser les prévisions du consensus. Nous nous attendons à ce que l’inflation soit plus élevée pendant une période plus longue que ce qui est communément admis, pas seulement au cours des deux prochaines années, mais pendant une bonne partie de la prochaine décennie. 

La croissance des coûts unitaires de main-d’œuvre recule généralement lorsque l’économie sort d’une récession. Toutefois, à l’heure actuelle, les coûts unitaires de main-d’œuvre se rapprochent de 2,7 %, soit le taux le plus élevé depuis le sommet de l’expansion de 2002 à 2007 (source : Bureau of Labour Statistics).

Même si l’inflation des produits de base et les pénuries de pièces détachées peuvent effectivement s’avérer transitoires, il n’est pas certain que la pénurie de main-d’œuvre et la pression qui en résulte sur la croissance de la rémunération reviennent rapidement à des niveaux plus faibles. Les initiatives fiscales et réglementaires de l’administration Biden vont probablement accroître les pressions sur les coûts que les entreprises devront affronter au cours des années à venir. 

Étant donné que la demande aux États-Unis devrait rester robuste à mesure que la croissance économique se normalise, il ne serait pas surprenant de voir les entreprises continuer à transférer les augmentations coûts aux consommateurs. L’inflation à long terme pourrait donc se rapprocher davantage des 3 % que de 2 % attendus actuellement par la Fed et la plupart des investisseurs. 

Si tel est le cas, la Fed pourrait être contrainte de relever les taux d’intérêt plus rapidement au cours des trois prochaines années que prévu. 

Une préoccupation à plus court terme est la lutte à Washington sur les dépenses d’infrastructure et le plafond de la dette. Nous supposons que le président Biden obtiendra environ la moitié de ce qu’il demande, mais ce sont les détails qui posent problème. Les investisseurs ont probablement raison de ne pas réagir de façon excessive à chaque développement. Toutefois, les difficultés entourant le plafond de la dette pourraient entraîner une perturbation importante parce que la date limite approche pour cette loi qui doit absolument être adoptée. Même si le plafond de la dette finira par être relevé, il est presque certain que les querelles se poursuivront jusqu’à la dernière minute. 

Nous préférons nous concentrer sur les considérations à long terme. La plus récente vague de COVID-19 finira par passer. La croissance économique devrait rester relativement forte en 2022. Les ménages sont en bonne santé financière et bénéficieront de la hausse continue de l’emploi et des salaires. Les entreprises sont toujours en mesure de transférer les augmentations de coûts aux consommateurs et de conserver des marges bénéficiaires élevées. Le tout devrait créer un contexte favorable pour les actifs à risque et soutenir une reprise au cours des prochains mois de la tendance des actions cycliques/financières/de valeur par rapport à celles de croissance/technologie.

D’autres pays développés sont généralement sur la même voie que les États-Unis et réagissent aux mêmes catalyseurs.
Les enquêtes auprès des directeurs d’achat des derniers mois montrent que la croissance économique aux États-Unis se refroidit, mais reste tout de même forte par rapport aux niveaux d’avant la pandémie. L’activité en Europe, avec en tête l’Allemagne, semble vouloir repartir à la hausse, stimulée par une baisse du variant Delta (qui a permis d’accroître les voyages et le tourisme en Allemagne) et une augmentation du soutien fiscal de l’Union européenne. 

Le Japon est la principale exception. Le pays a été plutôt faible jusqu’à présent cette année par rapport aux autres pays industrialisés. Le PIB corrigé de l’inflation a reculé au premier trimestre et n’a affiché qu’un faible gain au deuxième trimestre. Les économistes attribuent cette baisse aux restrictions liées à la COVID-19. La pénurie mondiale de puces à semi-conducteur a quant à elle, ralenti la production d’automobiles. Les citoyens ont néanmoins blâmé le premier ministre Yoshihide Suga. En réponse, il s’est engagé à céder la direction du Parti libéral démocrate à l’ancien ministre des Affaires étrangères, Fumio Kishida, qui, selon les attentes, devrait également succéder à Suga au poste de premier ministre après les élections de novembre.

Aux États-Unis, l’inflation pourrait avoir atteint un sommet, mais une nouvelle accélération semble se profiler en Europe. Les coûts de l’énergie constituent une préoccupation immédiate pour les ménages de cette région. Même sans pénurie de production d’énergie, les prix de l’électricité en Europe ont tendance à être nettement plus élevés qu’en Amérique du Nord – surtout pour les ménages, notamment en Allemagne. Le Royaume-Uni est en pleine crise de l’essence en raison de l’incapacité d’effectuer des livraisons aux stations-service dans un contexte de pénurie grave de chauffeurs de camion. 
Les difficultés liées à l’énergie de l’Europe ne pousseront probablement pas les gouvernements de la région à dévier du programme de lutte contre le changement climatique qu’ils ont mis en place. Les élections en Allemagne appuient ce point de vue. Même s’il faudra quelques mois pour former une coalition, tous les partis politiques se sont engagés à réduire les émissions de carbone. 

Au-delà de l’énergie, la réouverture de l’Europe devrait entraîner une hausse des prix des services, comme cela a été le cas aux États-Unis, mais dans une bien moindre mesure. L’hypothèse la plus répandue est que toute reprise de l’inflation sera de courte durée.

La Chine domine la perception qu’ont les investisseurs des marchés émergents. La volonté du gouvernement Xi de mettre en œuvre une « prospérité commune » a eu des effets considérables sur les entreprises chinoises. Le boom des 20 dernières années du pays a exacerbé les inégalités sociales. Les mesures de répression contre les entreprises de soutien scolaire à but lucratif, de grands employeurs de l’économie à la demande et des particuliers (notamment Jack Ma) constituent un moyen brutal, mais efficace de lutter contre les disparités de richesse et de revenus. 

Même si certaines de ces mesures ont nui aux investisseurs, il n’est pas certain que l’économie ait été fortement touchée. La Chine est un pays immense qui dispose d’un capital interne considérable dans lequel elle peut puiser. Les entreprises étrangères ne s’enfuiront probablement pas, mais elles seront certainement tenues de respecter les règles de Pékin si elles restent. 

Nous nous attendons à une diversification des chaînes d’approvisionnement pour s’éloigner de la Chine, mais cela se produisait déjà. Les pays avancés ont tout intérêt à être plus autosuffisants dans la production de produits critiques. Cependant, la Chine est un fabricant trop grand, trop efficace et trop important pour que le monde lui tourne le dos. 
Le taux de croissance économique de la Chine devrait néanmoins ralentir en raison des mesures prises par le gouvernement. Le développement immobilier a été le moteur de son expansion rapide au cours des 15 dernières années. Les critiques du modèle économique chinois se sont demandé pendant des années si la facture allait arriver un jour à échéance. Il semble que cela pourrait être le cas maintenant. 

Nous surveillons l’évolution des prix des produits de base afin de déceler des signes indiquant que la pression exercée sur l’activité de construction de la Chine commence à se répercuter au-delà de ses frontières. Jusqu’à présent, peu de signes à cet effet ont été observés. Les prix du minerai de fer ont chuté, mais cela semble avoir été causé principalement par les fermetures d’aciéries imposées par le gouvernement dans le but de réduire la pollution. 

En Chine même, les investisseurs ont semblé peu ébranlés par la débâcle d’Evergrande. Le rendement effectif des obligations à rendement élevé du pays a fortement augmenté depuis mai, mais il est loin d’avoir atteint les 40 % de 2008. Il reste également inférieur de quelque six points de pourcentage au sommet atteint en 2011, lorsque le gouvernement a mis un frein à la croissance excessive du crédit et à la spéculation effrénée dans les marchés immobiliers et boursiers.

Contrairement aux obligations à rendement élevé, le rendement des obligations chinoises de qualité investissement est actuellement à son niveau le plus bas des 20 dernières années, ce qui n’indique aucun signe de contagion.
La résilience de l’indice MSCI marchés émergents s’explique notamment par la vigueur de l’économie mondiale à l’extérieur de la Chine. Les États-Unis ont mené le bal, mais d’autres pays avancés, notamment en Europe, continuent d’afficher une amélioration de l’activité économique. 

Toutefois, si l’on se fie à l’histoire, les surprises d’inflation à la hausse dans les pays du G-10 laissent penser que les économies émergentes suivront la tendance au cours des prochains mois. Contrairement aux économies avancées, où les prévisions d’inflation ont tendance à être mieux ancrées, les banques centrales des économies émergentes vulnérables sont forcées d’augmenter les taux d’intérêt plus tôt qu’elles ne le souhaiteraient afin d’atténuer les pressions inflationnistes et de défendre leurs devises. 

Compte tenu de ces préoccupations, les investisseurs pourraient être tentés d’éviter les actions des marchés émergents. Nous croyons qu’il s’agirait d’une erreur. Les évaluations, particulièrement par rapport au monde développé, semblent particulièrement bon marché. 

À l’échelle mondiale, les bénéfices des sociétés cotées en bourse restent généralement robustes ; nous pensons que les analystes sous-estiment encore cette vigueur. À l’exception du Japon, les estimations de bénéfices pour 2021 ont été revues nettement à la hausse par rapport à ce qu’elles étaient il y a six mois. Les prévisions de bénéfices pour 2022 ont été réduites de moitié par rapport à ce qu’elles étaient il y a six mois, mais on s’attend toujours à ce qu’elles affichent des gains d’environ cinq à dix pour cent. 

Ce recul de la barre pour l’année prochaine pourrait permettre des révisions à la hausse des estimations des bénéfices des analystes – en supposant, comme nous le faisons, que la renormalisation de la croissance économique mondiale continue sur la bonne voie avec une distribution plus large des vaccins et une réduction de la vague de COVID-19. 

Contexte économique

La reprise des actions mondiales s’est essoufflée au troisième trimestre, les défis s’accumulant à la fin de septembre. Les actions des marchés développés ont été surtout positives et sont généralement restées assez fortes depuis le début de l’année, et le Japon a enregistré les meilleurs résultats pendant le trimestre. Par contre, la Chine et le Brésil ont subi de lourdes pertes au cours du trimestre, ce qui a fait chuter les rendements des actions des marchés émergents pour le trimestre et les a fait passer en territoire négatif pour l’année en cours. 

Aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro, les taux des obligations d’État ont généralement augmenté pour l’ensemble de la période de trois mois. Après avoir reculé sur toute la courbe de rendement en juillet, les taux ont augmenté en août et accéléré leur progression en septembre. Les titres protégés contre l’inflation ont été le segment le plus performant des marchés des titres à revenu fixe pendant le trimestre, suivi du rendement élevé, tandis que les titres de créance des marchés émergents et les titres souverains mondiaux ont enregistré les pertes les plus importantes. 

Les prix du pétrole ont reculé pendant la première moitié du trimestre, mais se sont ensuite inversés pour terminer la période en hausse. L’OPEP+ (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dirigée par l’Arabie saoudite, plus la Russie) a décidé début octobre de maintenir (plutôt que d’accélérer) l’augmentation mensuelle de la production de 400 000 barils par jour, ce qui a entraîné le prix du brut West Texas Intermediate à son niveau le plus élevé depuis 2014. 

La vague du variant Delta de cas de COVID-19 a fait grimper le nombre d’infections et d’hospitalisations aux États-Unis sommet au début de septembre, deux semaines seulement avant le sommet de la mi-septembre du nombre de décès quotidiens. Au Royaume-Uni, le nombre de cas a atteint un sommet à la mi-juillet et a connu une résurgence moins importante au début du mois de septembre. Ces deux épisodes ont à peu près coïncidé avec les points culminants des taux d’hospitalisation, tandis que le nombre de décès quotidiens a atteint un sommet avec la poussée des infections du début septembre. 

Les régions où les taux d’infection ont atteint ou se sont approchés des sommets historiques incluent le nord de l’Amérique du Sud et les Petites Antilles des Caraïbes, l’Europe de l’Est, l’Australie et certaines régions d’Afrique subsaharienne et de l’Asie-Pacifique. 

Les pays avec le pourcentage le plus élevé de leur population ayant reçu au moins une dose du vaccin contre la COVID-19 à la fin du troisième trimestre étaient les Émirats arabes unis (95 %), le Portugal (86 %), Cuba (83 %) et Singapour (82 %), tandis que le Canada (78 %), le Royaume-Uni (73 %) et les États-Unis (65 %) tiraient de l’arrière. Le rythme de vaccination de Cuba était le plus élevé au monde au 30 septembre, avec plus de 2 000 doses quotidiennes par 100 000 personnes. (source : Our World in Data)

La République populaire de Chine (RPC) a exercé une influence considérable sur les marchés financiers au cours du troisième trimestre. La campagne de « prospérité commune » du président Xi Jinping s’est accélérée en juillet avec différentes étapes réglementaires visant à contrôler les sociétés de commerce électronique et les sociétés à but lucratif. Evergrande, l’un des plus grands promoteurs immobiliers de la Chine, a également été confronté à un tournant décisif en juillet, lorsque plusieurs banques ont commencé à refuser des prêts hypothécaires sur son arriéré de projets. La chute des actions à la fin de septembre partout dans le monde a exacerbé les préoccupations quant à l’ampleur des retombées potentielles d’un défaut de paiement de la société sur sa dette de quelque 300 milliards de dollars. 

Les sociaux-démocrates allemands de centre gauche (SPD) – dirigés par l’actuel vice-chancelier et ministre des Finances Olaf Scholz – ont obtenu le plus grand nombre de voix lors des élections de septembre, devançant leur partenaire de coalition, l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU)/Union chrétienne sociale de Bavière (CSU). Une coalition avec le SPD à sa tête sera probablement formée cet automne, laissant la chancelière Angel Merkel à la tête d’un gouvernement intérimaire jusqu’à cette date.

Aux États-Unis, la majorité extrêmement mince des démocrates du président Joe Biden au Congrès a créé une série de défis en constante évolution au cours du trimestre. Les progressistes et les modérés de son parti ont débattu jusqu’à la fin septembre de l’ampleur et de la portée de la loi nécessaire au financement d’un plan d’infrastructure, du budget fédéral global et du relèvement du plafond de la dette du gouvernement américain (soit la limite totale d’emprunt). La secrétaire d’État au Trésor, Janet Yellen, avait prévenu que le plafond de la dette devrait être relevé d’ici la mi-octobre afin d’éviter une fermeture du gouvernement.

Banques centrales

  • Comme prévu, la Banque du Canada a conservé son taux directeur à un niveau historiquement faible de 0,25 % tout au long du trimestre. À la suite de sa plus récente réunion le 8 septembre, la Banque du Canada a réitéré qu’elle prévoyait maintenir les taux faibles jusqu’à ce que l’inflation soit systématiquement supérieure à 2 % (l’extrémité inférieure de sa fourchette d’inflation cible), ce qui ne devrait pas se produire avant la deuxième moitié de 2022. La prochaine réunion prévue pour le 27 octobre. 
  • Au deuxième trimestre, le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a voté à deux reprises pour maintenir la trajectoire de sa politique. Le taux bancaire est resté à 0,1 % et l’allocation maximale pour les achats d’actifs est restée inchangée à 895 milliards de livres. Les pressions inflationnistes élevées ont amené la Banque d’Angleterre à reconnaître, dans son résumé de la politique monétaire de septembre, qu’un léger resserrement de la politique pourrait éventuellement être justifié.
  • La Banque centrale européenne a commencé le troisième trimestre en adoptant un objectif d’inflation symétrique de 2 % à moyen terme (ce qui signifie qu’elle considère comme indésirable les écarts au-dessus ou en dessous de sa cible) et en reconnaissant qu’elle prévoit des fluctuations plus importantes sur des périodes plus courtes. Après avoir réaffirmé en juillet que les achats dans le cadre son Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP) seraient effectués à un rythme nettement plus élevé qu’au cours des premiers mois de l’année (environ 80 milliards d’euros par mois contre 60 milliards d’euros), la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a déclaré en septembre que le reprise économique de la zone euro et la hausse de l’inflation permettraient « une baisse modérée du rythme des achats nets d’actifs ».
  • La Banque du Japon a maintenu la trajectoire de sa politique monétaire tout au long du troisième trimestre, avec un taux d’intérêt à court terme de -0,1 % et un objectif de rendement des obligations d’État à 10 ans de près de 0 %. Elle a également poursuivi ses achats d’actifs à durée indéterminée. Le programme de prêts verts de la banque centrale a également retenu l’attention. À compter de décembre, des prêts à taux d’intérêt 0 % seront mis à la disposition des banques pour des prêts qui soutiennent des efforts de lutte contre le changement climatique. Les banques pourront reporter ces prêts jusqu’en 2030. 

Données économiques (à moins d’indications contraires, données provenant de Bloomberg)

  • Selon Statistique Canada, le taux d’inflation (mesuré par la variation de l’indice des prix à la consommation [IPC]) a augmenté de 0,2 % pour le mois et de 4,1 % pour l’année terminée en août. Les coûts plus élevés pour les biens durables et les services ont continué de faire grimper les prix à la consommation, tandis que l’habillement et les chaussures ont été la seule composante importante à connaître une baisse des prix. Les prix à la production ont reculé en août, mais affichent tout de même une forte hausse sur 12 mois. L’indice des prix des produits industriels (IPPI) a reculé de 0,3 % en août et l’Indice des prix des matières brutes (IPMB) a baissé de 2,4 %. D’une année à l’autre, l’IPPI a augmenté de 14,3 % et l’IPMB a grimpé de 27,7 %, les produits du pétrole contribuant le plus à la hausse des prix. Le marché du travail a ajouté 157 000 emplois en septembre, atteignant le niveau d’emploi de février 2020. Toutefois, en raison de la croissance démographique de 1,4 %, le taux d’emploi n’était que de 60,9 %, soit 0,9 % de moins que le taux d’avant la pandémie. Le taux de chômage s’est amélioré de 0,2 %, reculant à 6,9 %.
  • La croissance du secteur manufacturier des États-Unis a ralenti pendant la majeure partie du troisième trimestre, mais s’est quelque peu améliorée en septembre. Le secteur des services est resté en bonne santé, sans vraiment apporter de surprises au troisième trimestre, la croissance continuant de ralentir par rapport au rythme record enregistré en mai. Les nouvelles demandes hebdomadaires de prestations de chômage aux États-Unis ont essentiellement terminé le troisième trimestre là où elles avaient commencé, soit entre 360 000 et 375 000 demandes par semaine, après avoir varié considérablement tout au long de la période entre 310 000 et 420 000 demandes par semaine. L’économie américaine a progressé à un taux annuel de 6,7 % pendant le deuxième trimestre, en hausse par rapport à 6,3 % au premier trimestre. 
  • La fièvre de l’activité manufacturière au Royaume-Uni qui a défini les conditions avant juillet s’est progressivement atténuée pendant le troisième trimestre. La croissance manufacturière atteignait toujours des niveaux solides, peut-être plus durables en septembre. La croissance du secteur des services a aussi ralenti depuis des sommets qui n’avaient pas été atteints depuis des décennies, mais à un rythme encore plus rapide, pour s’établir à des niveaux modérément sains vers la fin du trimestre. Le nombre de demandeurs d’emploi au Royaume-Uni (qui calcule le nombre de personnes demandant l’allocation de recherche d’emploi) a continué de diminuer au cours du troisième trimestre d’environ 107 000 entre juin et août, les demandeurs d’emploi représentant 5,4 % de la population selon les données d’août. L’économie britannique a connu une croissance de 5,5 % au deuxième trimestre et de 23,6 % sur un an, après une contraction de 1,4 % au premier trimestre.
  • Les conditions manufacturières de la zone euro ont suivi une trajectoire semblable à celle du Royaume-Uni au cours du troisième trimestre, mais la croissance est restée légèrement plus forte que celle du Royaume-Uni tout au long de la période après avoir un niveau record en juin. La croissance des services a continué de se solidifier en juillet, mais s’est sensiblement affaiblie en septembre. La baisse du taux de chômage de la zone euro s’est poursuivie au troisième trimestre, passant de 7,7 % en juin à 7,6 % en juillet, et à 7,5 % en août. L’économie globale de la zone euro a progressé de 2,2 % au deuxième trimestre et de 14,3 % sur un an, après une contraction de 0,3 % au premier trimestre. 

Répercussions sur les marchés (en dollars canadiens)

Malgré un mois de septembre difficile pour clôturer le trimestre, les actions mondiales ont enregistré une légère hausse. Les actions canadiennes sont restées essentiellement stables. Au pays, la consommation courante et les produits industriels ont affiché des gains solides, tandis que les soins de santé, la consommation discrétionnaire et les matériaux ont tiré de l’arrière. Les petites sociétés ont enregistré des résultats décevants. Le Japon et les États-Unis ont entraîné les marchés développés à la hausse. Entre-temps, les marchés émergents ont en général éprouvé des difficultés, car le Brésil et la Chine ont chuté, tandis que l’Inde a grimpé. 
 
Les marchés des titres à revenu fixe ont éprouvé des difficultés, car les taux ont augmenté vers la fin du trimestre. Les titres de créance d’État, les prêts hypothécaires résidentiels et les obligations à court terme ont affiché de légers gains. Les obligations à rendement élevé des États-Unis ont été positives, aidées par les prix du pétrole en hausse et leur profil plus risqué. 

1Source : Notre monde en données

Définitions des indices
  • L’indice des prix à la consommation mesure les variations du niveau des prix d’un panier moyen pondéré de biens et services de consommation achetés par les ménages. Un indice des prix à la consommation est une estimation statistique construite à partir des prix d’un échantillon d’articles représentatifs dont les prix sont recueillis périodiquement.
  • L’indice BofAML US High Yield Constrained est un indice pondéré en fonction de la valeur marchande de toutes les obligations à revenu élevé nationales et Yankee, y compris les obligations à intérêt différé et les titres à paiement en nature. Ses titres ont des échéances d’un an ou plus et une cote de crédit inférieure à BBB -/Baa3, mais ne sont pas en défaut.
  • L’indice ISM Manufacturing est un indicateur mensuel de l’activité économique américaine basé sur une enquête auprès des directeurs d’achat de plus de 300 entreprises manufacturières. Il est considéré comme un indicateur clé de l’état de l’économie américaine.
  • L’indice obligataire universel Canada FTSE est la mesure la plus large et la plus utilisée du rendement des obligations négociables des gouvernements et des entreprises en circulation sur le marché canadien. Depuis 1947, le FTSE Canada a pour mission de fournir les normes de performance de référence pour les investissements canadiens en titres à revenu fixe.
  • L’indice MSCI monde tous pays est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière composé de plus de 2 000 sociétés, représentatif de la structure de marché de 48 pays des marchés développés et émergents des Amériques du Nord et du Sud, de l’Europe, de l’Afrique et de la côte du Pacifique. L’indice est calculé avec les dividendes nets réinvestis en dollars américains. 
  • L’indice MSCI Canada est conçu pour mesurer le rendement des segments à grande et à moyenne capitalisation du marché canadien. Avec 91 composantes, l’indice couvre environ 85 % de la capitalisation boursière ajustée au flottant au Canada.
  • L’indice MSCI marchés émergents est un indice à fluctuations libres, pondéré en fonction de la capitalisation boursière conçu pour mesurer le rendement des actions des marchés émergents mondiaux.
  • L’indice MSCI États-Unis mesure le rendement des segments des grandes et moyennes capitalisations du marché américain.
  • L’indice S&P 500 est un indice non géré, pondéré en fonction de la capitalisation boursière et composé des 500 plus grandes sociétés américaines cotées en bourse. Il est jugé représentatif du marché boursier américain élargi.
  • L’indice composé S&P/TSX est l’indice principal du marché des actions canadiennes. Il s’agit du plus large de la famille d’indices du S&P/TSX et constitue la base de plusieurs sous-indices, entre autres des indices d’actions, des indices de fiducie de revenu, des indices plafonnés, des indices GICS et des indices en fonction de la capitalisation boursière. 
Glossaire
  • Les actions ou secteurs cycliques sont ceux dont la performance est étroitement liée à l’environnement économique et au cycle économique. Les gestionnaires qui ont un point de vue procyclique du marché ont tendance à privilégier les actions plus sensibles aux fluctuations du marché élargi et ont donc tendance à enregistrer des résultats plus volatils.
  • Les actions de croissance affichent une croissance régulière des bénéfices supérieure à celle du marché en général.
  • Les actions de catégorie investissement sont des obligations dont on estime qu’elles présentent un risque de défaillance plus faible et qui bénéficient d’une meilleure notation de la part des agences de notation.
  • Le momentum fait référence à une stratégie d’investissement qui suit les tendances et qui est basée sur l’acquisition d’actifs dont le prix, les bénéfices ou d’autres données fondamentales pertinentes ont connu une amélioration récente.
  • Les actions de valeur sont celles qui sont considérées comme bon marché et qui se négocient à un prix inférieur à leur valeur. 

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