• En valent-elles le risque ? Offrent-elles tout de même des avantages de diversification ?
  • Selon nous, la réponse aux deux questions est « oui ». 

Avec les rendements des obligations de qualité investissement à des niveaux historiquement faibles, il n’est pas surprenant d’entendre les investisseurs exprimer des inquiétudes quant à l’efficacité des répartitions en titres à revenu fixe dans un portefeuille stratégique. Certains investisseurs se demandent même s’il est temps d’abandonner complètement les répartitions en obligations de catégorie investissement. Même si nous comprenons les hésitations des investisseurs à cet effet compte tenu des taux historiquement faibles et des écarts étroits, notre réponse est un « non » catégorique. 

Selon nous, les obligations de qualité investissement continueront d’offrir une combinaison de meilleurs rendements que les liquidités (prime de risque positive) et de véritables avantages de diversification par rapport aux actions. Nous estimons que ces avantages de diversification sont particulièrement importants étant donné que le risque lié aux actions domine généralement les portefeuilles des investisseurs. Si la reprise économique issue de la pandémie actuelle devait s’essouffler, nous pensons qu’une position en obligations pourrait aider à atténuer les dommages causés par une chute des cours boursiers. D’autre part, si la croissance économique se raffermit, nous nous attendons à ce que les obligations de qualité investissement conservent leur valeur étant donné les perspectives de faibles taux d’intérêt continus, en raison des efforts des banques centrales mondiales pour soutenir la reprise économique.

Examinons de plus près les obligations de bonne qualité, comme investissement autonome et comme composante d’un portefeuille diversifié. 

Risque lié à la catégorie d’actif : investissements autonomes

Lorsque les investisseurs envisagent les obligations de catégorie investissement en tant qu’investissement autonome, ils craignent que les faibles taux d’intérêt (qui se traduisent en rendements faibles) minent leurs placements tant du point de vue du risque que du rendement. Autrement dit, les investisseurs se demandent si les rendements escomptés dérisoires valent le risque habituel qu’un émetteur d’obligations fasse défaut et ne rembourse pas le prêt. Selon nous, le rendement escompté par rapport aux actions semble inchangé et, ainsi, l’attrait relatif de chaque catégorie d’actifs reste le même. 

Rien n’indique que les hypothèses de rendement actuelles sont différentes de ce qu’elles ont toujours été : les obligations de catégorie investissement (mesurées par l’indice obligataire universel FTSE Canada) devraient historiquement rapporter de 1 à 2 % de plus que les liquidités (le rendement des liquidités est souvent appelé le taux sans risque à court terme) sur une base annualisée, et les actions (mesurées par l’indice composé S&P/TSX) devraient rapporter environ 5 à 6 % de plus que les liquidités. Outre le fait que les primes de risque (le rendement excédentaire attendu par rapport au taux des liquidités) restent les mêmes, les rendements totaux prévus (le rendement qui inclut les versements d’intérêt et les changements du capital) ont diminué pour tous les types de catégories d’actifs à peu près au même rythme. Cela signifie que l’attrait relatif de chaque catégorie d’actifs reste le même, c’est-à-dire que les récompenses pour la prise de risque, en plus du taux sans risque, n’ont pas changé de manière significative. 

Étant donné que la seule trajectoire possible des taux d’intérêt est à la hausse, la faiblesse des taux d’intérêt signifie-t-elle que les rendements des obligations seront plus volatils qu’ils ne l’ont été par le passé lorsque les taux commenceront à augmenter ? Nous pouvons l’évaluer en étudiant le risque de taux d’intérêt, une mesure des pertes potentielles du portefeuille lorsque les taux d’intérêt augmentent, qui est fonction de la duration et de la volatilité des rendements. Les données historiques suggèrent que même si des taux faibles impliquent une duration plus longue, la volatilité des rendements a en fait tendance à reculer lorsque le niveau des rendements diminue. La Figure 1 illustre ce point à l’aide des obligations à 10 ans du gouvernement du Canada à titre d’exemple ; les marchés obligataires des pays développés présentent des caractéristiques semblables.  (Téléchargez le commentaire complet pour voir les expositions).

Même si une forte hausse des rendements réduirait les prix des obligations à court terme (les prix et les rendements évoluent en sens inverse), elle améliorerait également les perspectives de réinvestissement (à mesure que les obligations arrivent à échéance, les investisseurs peuvent acheter de nouvelles obligations qui offrent un taux d’intérêt plus élevé) et augmenterait les rendements à long terme prévus. La Figure 2 utilise des données américaines (en raison de la meilleure disponibilité des données historiques), mais nous croyons que le tableau illustre des concepts qui s’appliquent aux différentes régions. De façon peut-être quelque peu contre-intuitive, un environnement de taux d’intérêt à la hausse pourrait être favorable pour les résultats potentiels sur un horizon temporel plus long. 

Risque de portefeuille

Lorsque les taux baissent de plus en plus, les rendements des titres à revenu fixe sont souvent mis à l’épreuve. Lorsque le prix d’une obligation augmente, le paiement de coupon fixe (payé aux investisseurs sous forme d’intérêt) devient plus faible en comparaison. Les investisseurs doivent donc faire face à un « risque de réinvestissement », ce qui signifie que le produit des obligations arrivant à échéance est réinvesti dans un environnement moins favorable, caractérisé par des prix plus élevés et des rendements plus faibles. Dans ce scénario, les investisseurs se demandent souvent si les prix des obligations sont trop élevés pour que ces dernières remplissent leur rôle traditionnel de diversification du portefeuille. 

Toutefois, dans un monde de taux d’intérêt à court terme faibles ou négatifs, nous croyons qu’il est raisonnable de considérer que tous les actifs financiers ont des évaluations élevées (y compris les actions et les obligations). Ainsi, les rendements attendus devraient être plus faibles pour tous les actifs — pas seulement pour les titres à revenu fixe. Alors, la question qui se pose est la suivante : « les corrélations entre les obligations et les actifs plus risqués comme les actions sont-elles suffisamment faibles pour offrir des avantages de diversification ? ».

Les données historiques montrent que la corrélation entre les obligations et les actions a tendance à rester faible en période de stress, et même, dans de nombreux cas, à diminuer. Comme dans le graphique précédent, nous nous servons de données américaines (en raison de la meilleure disponibilité des données historiques) pour la Figure 3. Nous estimons que ce graphique démontre que les obligations de catégorie investissement sont l’une des rares catégories d’actifs qui offrent véritablement une diversification par rapport aux actions.

La diversification : en premier, en dernier, toujours

Nous comprenons que les faibles rendements n’ont rien d’excitant pour personne. Nous savons également qu’il est peu probable que les portefeuilles diversifiés figurent sur la liste de ceux qui ont enregistré les meilleurs résultats de l’année. Néanmoins, nous sommes fermement convaincus que la recherche d’une maximisation des rendements et d’une minimisation des risques est la bonne façon d’aborder la construction d’un portefeuille. Ainsi, nous conserverons les obligations dans nos répartitions stratégiques.

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Glossaire de termes financiers

  • Duration : La variation du prix d’une obligation en fonction d’une variation des taux d’intérêt.

Définitions des indices

  • Indice Bloomberg Barclays US Aggregate Bond : un indice de référence composé de titres américains du Trésor, des secteurs liés au gouvernement, des entreprises et des secteurs titrisés. Il comprend des titres qui sont de qualité investissement ou supérieure et ont une échéance d’au moins un an.
  • Indice obligataire universel FTSE Canada : un indice de référence utilisé pour mesurer la performance des obligations à taux fixe, de qualité investissement, des gouvernements nationaux et des entreprises, libellées en dollars canadiens.
  • Indice Ibbotson U.S. Large Company Stock : un indice de référence qui mesure les actions des grandes entreprises. Il est représenté par l’indice S&P 500 de 1957 à aujourd’hui, et par l’indice S&P 90 de 1926 à 1956.
  • Indice Ibbotson U.S. Intermediate-Term Government Bond : indice de référence qui est mesuré en utilisant un portefeuille d’une obligation avec une échéance proche de cinq ans.
  • Indice composé S&P/TSX : un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière qui est la principale référence pour les marchés d’actions canadiens. L’indice comprend des actions ordinaires et des parts de fiducies de revenu basées au Canada.

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